Gendarmes : amende de 135 euros pour autocollants sur plaques d’immatriculation

Un petit autocollant sur une plaque d’immatriculation, symbole de fiertĂ© ou d’humour pour beaucoup d’automobilistes, pourrait leur coĂ»ter cher. En effet, les gendarmes intensifient leur vigilance Ă  l’Ă©gard des plaques modifiĂ©es, considĂ©rĂ©es comme non conformes. Ce durcissement des contrĂŽles a de quoi surprendre plus d’un conducteur.

EN BREF

  • Les autocollants sur les plaques d’immatriculation peuvent entraĂźner une amende de 135 €.
  • Modifier l’apparence de la plaque est considĂ©rĂ© comme une infraction administrative.
  • La seule maniĂšre lĂ©gale de changer de dĂ©partement est de refaire ses plaques conformes.

Pour les forces de l’ordre, la plaque d’immatriculation est un document administratif officiel, et toute modification de son apparence, mĂȘme minime, est passible de sanctions. Selon l’article R317-8 du Code de la route, les plaques doivent ĂȘtre fixĂ©es de maniĂšre inamovible et conformes aux spĂ©cifications Ă©tablies par l’arrĂȘtĂ© du 9 fĂ©vrier 2009. Ainsi, la pose d’un autocollant, mĂȘme s’il est perçu comme un simple ornement, fait tomber le conducteur sous le coup d’une contravention de quatriĂšme classe.

Des exemples concrets illustrent cette situation. Une conductrice parisienne, fiĂšre de ses origines bretonnes, a collĂ© un autocollant « 29 » sur sa voiture. Lors d’un contrĂŽle, le gendarme a remarquĂ© que le coin de la plaque Ă©tait altĂ©rĂ© ; l’autocollant s’est effritĂ©, confirmant l’infraction. RĂ©sultat : 135 euros d’amende, alors qu’une nouvelle paire de plaques aurait coĂ»tĂ© moins de 30 euros.

Les plaques modernes sont conçues pour ĂȘtre un ensemble monobloc, intĂ©grant fond, caractĂšres, bande bleue, numĂ©ro de dĂ©partement et logo rĂ©gional. Ajouter un autocollant perturbe non seulement l’esthĂ©tique, mais aussi la lisibilitĂ© pour les radars automatiques et les lecteurs automatiques de plaques (LAPI). En effet, un autocollant peut se dĂ©coller avec le temps, rendant la plaque illisible et entraĂźnant des complications.

La rĂšgle est claire : l’infraction ne concerne pas uniquement la lisibilitĂ©, mais aussi la non-conformitĂ© du support lui-mĂȘme. Si un agent constate une plaque non conforme, il peut mĂȘme dĂ©cider d’immobiliser le vĂ©hicule sur-le-champ. Cela reprĂ©sente un vĂ©ritable risque pour les automobilistes qui souhaitent afficher leur identitĂ© ou leur appartenance rĂ©gionale.

Pour changer de numĂ©ro de dĂ©partement ou de logo rĂ©gional, il n’existe qu’une solution lĂ©gale : faire refaire des plaques conformes. Les autocollants, souvent disponibles dans les centres auto, sont strictement interdits sur les plaques elles-mĂȘmes. La procĂ©dure Ă  suivre pour Ă©viter toute contravention est relativement simple :

  • Assurez-vous que vos plaques ne comportent aucun autocollant.
  • VĂ©rifiez que les rivets de fixation sont solides.
  • En cas de non-conformitĂ©, refaites des plaques aux normes.

L’amende pour une telle infraction est de 135 euros, avec une possibilitĂ© de rĂ©duction Ă  90 euros. Cependant, en cas de contestation devant un juge, le montant peut grimper jusqu’Ă  750 euros. Bien que cela ne comporte pas de retrait de points, une plaque non conforme peut entraĂźner une contre-visite lors du contrĂŽle technique, ajoutant ainsi un stress inutile aux automobilistes.

Il est donc conseillĂ© de prĂȘter une attention particuliĂšre Ă  l’Ă©tat de ses plaques d’immatriculation, afin d’Ă©viter des amendes surprises et des dĂ©sagrĂ©ments lors des contrĂŽles routiers.