À la fin de l’hiver, la pelouse peut sembler en piteux état, souvent marquée par les rigueurs des intempéries. Entre la neige fondue, la pluie et le gel, il n’est pas rare de découvrir des zones où l’herbe se fait rare, tandis que la mousse et les flaques se multiplient. Ces éléments, que l’on pourrait considérer comme anodins, sont en réalité des signes de dommages causés par l’hiver. Pour éviter un gazon clairsemé à l’arrivée de l’été, il est crucial de réagir rapidement.
EN BREF
- Quatre signes indiquent des dommages hivernaux à corriger sur votre pelouse.
- Des gestes simples permettent de relancer la croissance de l’herbe au printemps.
- Intervenir maintenant est essentiel pour éviter un gazon clairsemé cet été.
La période idéale pour agir se situe entre la fin février et le début mars. Il est donc temps de procéder à une observation minutieuse de votre pelouse. Voici les quatre signes à surveiller pour garantir un gazon en pleine santé :
1. La mousse et les zones spongieuses
Les zones sombres et spongieuses de votre jardin sont souvent le résultat d’une prolifération de mousse, favorisée par les conditions humides de l’hiver. Peter Chaloner, expert en jardinage, souligne que « la mousse prospère dans des conditions fraîches et humides et peut rapidement former une couche dense ». Cette couche empêche l’air, l’eau et les nutriments d’atteindre le sol. Si ce problème n’est pas traité rapidement, il sera nettement plus difficile de l’éliminer lorsque la saison de croissance sera bien entamée.
2. Les flaques d’eau et la compaction du sol
Des flaques d’eau persistantes accompagnées d’une herbe clairsemée peuvent également indiquer une compaction du sol. Chrissie Handley affirme que « la compaction est l’un des principaux problèmes de pelouse auxquels les propriétaires font face après l’hiver ». Ignorer cette situation risque de rendre la pousse de l’herbe difficile au printemps et durant l’été.
3. Les débris et l’accumulation de feuilles
Les tas de feuilles, branches et autres débris laissés sur le sol sont à ne pas négliger. Theresa Smith insiste sur le fait que retirer ces débris devrait être « le premier pas » pour réparer les dégâts. En effet, ces éléments bloquent l’air et la lumière, essentielles à la santé de votre pelouse. Un ratissage doux suffit souvent à permettre à la lumière et à l’air de pénétrer.
4. La dessiccation du gazon
Un autre dommage parfois discret est la dessiccation, visible lorsque l’herbe prend une teinte jaunâtre sur les zones exposées au vent. Brian Feldman évoque ce phénomène comme « le dommage le plus courant » pour les pelouses durant l’hiver. Cela survient souvent lorsque le gazon n’est pas protégé par une couverture de neige et subit des vents froids. Pour limiter ce stress, il est conseillé d’arroser une fois toutes les une à deux semaines, en fonction des précipitations.
Une fois ces signes identifiés, il est temps de passer à l’action. Commencez par scarifier les zones moussues pour éliminer le feutrage, ramassez tous les déchets puis arrosez légèrement pour aider votre pelouse à se remettre. Aérez les parties compactées en utilisant une fourche pour planter régulièrement dans le sol, puis comblez les trous avec un mélange de terreau et de sable pour améliorer le drainage. Pour les plaques dégarnies, ratissez et semez un gazon de regarnissage, tassez légèrement et maintenez le sol humide sans excès.
Si la base des brins d’herbe reste souple et légèrement verte, continuez les arrosages espacés, ratissez l’herbe morte et regarnissez les trous pour densifier le tapis. Lorsque la croissance reprend et que les températures se stabilisent, une première tonte haute, autour de 6 à 8 cm, sur un sol bien ressuyé, réveille doucement le gazon. L’application d’un engrais riche en azote, sans surdosage, contribue à combler les manques et à préparer votre pelouse pour l’hiver suivant.