Municipales à Paris : Pierre-Yves Bournazel refuse tout ralliement pour le second tour

Dans un contexte électoral tendu à Paris, Pierre-Yves Bournazel, candidat aux municipales pour Horizons et Renaissance, a annoncé, ce mercredi, qu’il ne se rallierait ni à Emmanuel Grégoire du Parti socialiste, ni à Rachida Dati des Républicains, en vue du second tour. À l’approche des élections qui se dérouleront les 15 et 22 mars, il affirme mener une campagne résolue pour remporter la mairie.

EN BREF

  • Pierre-Yves Bournazel exclut tout ralliement au second tour.
  • Il se positionne en alternative à Grégoire et Dati, qu’il critique.
  • Les élections municipales à Paris se tiendront les 15 et 22 mars prochains.

Face à la compétition qui s’annonce acharnée, Pierre-Yves Bournazel a déclaré : « Je ne rejoindrai ni Grégoire ni Dati au second tour. Je mène campagne pour gagner et je crois que les Parisiens méritent un autre chemin que celui proposé par ces candidats. » Cette affirmation a été faite lors de son intervention au micro de France Inter, où il a également souligné l’importance de proposer une alternative crédible à la population parisienne.

Le candidat a insisté sur sa volonté de ne pas participer à ce qu’il qualifie de « match du passé » entre les deux candidats adverses, affirmant que son projet incarne une solution nouvelle. « J’écoute les Parisiens. Ils me demandent de proposer un chemin pour ne pas avoir à subir ce match du passé », a-t-il ajouté, tout en affirmant que « le match n’est pas du tout joué ». Cette déclaration vise à galvaniser ses soutiens à l’approche du scrutin.

Bournazel a également critiqué les autres candidats pour leur manque de volonté à rassembler et à unir leurs forces. « Je note que les autres candidats ne veulent pas travailler avec les autres et fusionner leurs listes », a-t-il déclaré, se positionnant comme un candidat rassembleur, soutenu par des figures politiques telles que Gabriel Attal et Édouard Philippe, anciens Premiers ministres à la tête des partis Renaissance et Horizons.

L’élu a continué en prenant pour cible Rachida Dati, en affirmant qu’il ne pratiquerait pas « l’intimidation » ni « la menace », et en plaidant pour une approche apaisée pour Paris. Il a également questionné la pertinence des propositions d’Emmanuel Grégoire, ancien premier adjoint de la maire sortante, Anne Hidalgo, en se demandant ce qu’il pouvait apporter de nouveau après douze années passées à ses côtés.

« Paris mérite mieux que le tic-tac stérile entre une gauche de l’échec et une droite des affaires, où les procès succèdent aux scandales et où les excès préparent les échecs », a-t-il insisté. En critiquant la candidate soutenue par Éric Zemmour, Bournazel a dénoncé des pratiques qu’il juge déconnectées des réalités parisiennes, évoquant des exemples comme l’invention de rues et d’habitants imaginaires, illustrant selon lui une ignorance du quotidien des Parisiens.

Actuellement, Pierre-Yves Bournazel est crédité de 12 % des voix au premier tour, selon un sondage Ifop publié récemment, une baisse de deux points par rapport à un mois précédent. Ce chiffre témoigne des défis qui l’attendent sur le chemin vers la mairie de Paris. À quelques jours du premier tour, la dynamique de campagne et les choix stratégiques des candidats pourraient faire basculer le résultat final dans un sens ou dans l’autre.

Alors que la date du scrutin approche, les enjeux se précisent et les candidats se préparent à un affrontement qui pourrait redéfinir le paysage politique de la capitale.