Le Paulownia, nouvel arbre vedette, menace la suprématie du bambou dans les jardins

Dans les jardins modernes, le rêve d’un écran vert qui croît rapidement prend de nouvelles dimensions. Si le bambou, graminée asiatique, a longtemps été le champion pour créer des haies et des écrans de verdure, un nouvel arbre fait son apparition : le Paulownia tomentosa, également connu sous le nom d’arbre impérial. Cet arbre, originaire de Chine et du Japon, commence à se faire une place de choix parmi les choix de plantation.

EN BREF

  • Le Paulownia croît rapidement, atteignant jusqu’à 12 mètres en quelques années.
  • Il offre ombre, fleurs et nécessite peu d’entretien comparé au bambou.
  • Des inquiétudes subsistent quant à sa capacité à se propager de manière incontrôlée.

Le Paulownia se distingue par sa croissance fulgurante. Dans des conditions idéales, un jeune arbre peut gagner entre 1,5 et 2,5 mètres par an, atteignant une hauteur de 5 à 7 mètres en trois ans. Au bout de quelques années, il peut culminer entre 10 et 12 mètres. Ses larges feuilles en forme de cœur créent une ombre dense, offrant un refuge agréable lors des chaudes journées d’été.

Contrairement au bambou, qui possède des racines traçantes pouvant envahir les jardins voisins, le Paulownia développe un tronc unique avec des racines moins envahissantes. Cela en fait un choix de plus en plus prisé dans les jardins, où il peut prospérer même dans des conditions moins favorables. Un jardinier spécialisé a récemment déclaré : « Nous constatons une demande croissante pour le Paulownia, non seulement pour la beauté de ses fleurs, mais aussi pour sa capacité à s’épanouir là où d’autres plantes échouent. »

Au printemps, le Paulownia se couvre de magnifiques grappes de clochettes mauves, dégageant un parfum doux qui attire abeilles et papillons. C’est un spectacle visuel impressionnant qui contraste avec le bambou, qui, lui, reste discret tout au long de l’année. Cette différence attire l’attention des jardiniers, notamment ceux en quête d’un arbre à la fois esthétique et fonctionnel.

En matière d’entretien, le Paulownia nécessite une taille légère chaque année, ce qui simplifie son entretien. Une mère de famille, Marie, témoigne : « J’ai planté un Paulownia il y a trois ans, il dépasse déjà les 7 mètres et son ombre est un véritable refuge l’été. » Pour obtenir une telle croissance, il est essentiel de lui offrir un emplacement en plein soleil, dans un sol profond et bien drainé, avec des arrosages réguliers au début de sa croissance.

Sur le plan écologique, le Paulownia est loué pour sa capacité à capter le CO2 et à fournir de l’ombre en un temps record. Néanmoins, cette plante suscite des inquiétudes quant à son potentiel envahissant. Un pépiniériste a souligné que : « Le tomentosa peut produire une quantité importante de graines, ce qui pose problème dans certaines régions où la gestion des rejets devient délicate. » De plus, des projets de plantations massives pour la biomasse soulèvent des craintes concernant la diversification des paysages.

Pour les jardins familiaux en quête d’ombre rapide, notamment près des terrasses ou des aires de jeux, le Paulownia se révèle être une option très attrayante. Cependant, pour ceux qui désirent une haie étroite, dense et persistante tout au long de l’année, le bambou demeure un choix privilégié. Dans les petits espaces urbains, il est conseillé de bien évaluer l’espace disponible et de consulter un professionnel avant de prendre une décision.

Alors que le Paulownia commence à démontrer ses atouts, la question se pose : peut-il réellement détrôner le bambou ? Les deux plantes présentent des avantages distincts qui séduisent différents types de jardiniers. L’avenir des jardins pourrait bien se dessiner sous le signe de cette nouvelle étoile montante, tout en préservant la place du traditionnel bambou.