Cyril Hanouna exige des sanctions après les propos controversés de Bruno Gaccio

Le 24 février, lors d’un live, Bruno Gaccio, ancien auteur des Guignols et candidat de La France Insoumise à Paris, a suscité une vive polémique en évoquant le décès de Quentin Deranque, mort à Lyon le 14 février dernier. En exprimant sa sympathie pour la famille, il a cependant tenu des propos très durs à l’égard du défunt, provoquant une réaction immédiate sur les réseaux sociaux et dans les médias.

EN BREF

  • Bruno Gaccio exprime des propos controversés sur le décès de Quentin Deranque.
  • Cyril Hanouna critique sévèrement Gaccio et appelle à des sanctions pour les hommes politiques.
  • Hanouna souligne l’absence de régulation pour les discours politiques, contrairement aux médias.

Bruno Gaccio n’a pas mâché ses mots en direct : « J’ai un fils de 25 ans, je n’ai pas envie qu’on vienne me dire un jour, en frappant à la porte, que mon fils est mort, et qu’en plus, c’était un gros conn*rd ». Ses remarques sur le passé de Quentin Deranque, qu’il a décrit comme « néo-nazi », ont choqué de nombreux internautes et professionnels. Ce discours sans filtre a entraîné des critiques immédiates, notamment de la part de personnalités médiatiques.

Le lendemain, Cyril Hanouna, animateur de l’émission Tout Beau Tout N9uf sur W9, a exprimé sa colère face aux déclarations de Gaccio. Pour lui, ces commentaires dépassent les limites du tolérable. « C’est d’une violence extrême. C’est extrêmement grave ce qu’a dit Bruno Gaccio », a-t-il déclaré, soulignant l’impact de telles paroles sur l’opinion publique.

Hanouna a également pointé du doigt la nécessité d’un contrôle plus strict des discours tenus par les hommes politiques. Il a appelé Jean-Luc Mélenchon, leader de La France Insoumise, à prendre des mesures pour réguler les prises de parole de ses candidats. « Il faut que Jean-Luc Mélenchon siffle la fin de la récré. À un moment, il faut qu’il dise : ‘Stop, ne prenez plus la parole pour l’instant sans que je n’aie validé ce que vous pouvez dire ou pas’ », a-t-il déclaré, insistant sur l’importance d’un encadrement des discours politiques.

En parallèle, il a comparé la situation des hommes politiques avec celle des animateurs de télévision, qui sont soumis à des règles strictes par l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (Arcom). « Franchement, à un moment, est-ce qu’il n’y a pas des sanctions pour les hommes politiques à force de dire autant de bêtises ? », a-t-il questionné, en soulignant l’incohérence d’un traitement différent entre les deux catégories.

Hanouna a cité l’exemple du député Sébastien Delogu, filmé sur un scooter sans casque, pour illustrer son propos. « Un animateur fait ça, je peux vous dire qu’il prend une amende de l’Arcom, c’est sûr et certain. Mais il n’y a pas de régulateur, ils font ce qu’ils veulent », a-t-il conclu, appelant à une réflexion sur la responsabilité des élus et la nécessité de sanctions pour des discours jugés inappropriés.

Cette affaire soulève des questions importantes sur la liberté d’expression et la responsabilité des politiques vis-à-vis de leurs déclarations. Face à l’amplification des discours extrêmes, il semble crucial de trouver un équilibre entre la liberté d’expression et le respect dû aux victimes et à leurs familles. La réaction de Cyril Hanouna illustre une attente croissante de la part du public pour une réglementation plus stricte des discours politiques.