Marine Le Pen exclut une candidature présidentielle sous bracelet électronique

À un an de la présidentielle de 2027, Marine Le Pen, cheffe de file du Rassemblement national, a clarifié sa position concernant sa candidature. Mercredi soir, elle a annoncé qu’elle ne participerait pas à la campagne si elle se retrouvait contrainte de porter un bracelet électronique en raison d’une condamnation judiciaire.

EN BREF

  • Marine Le Pen ne fera pas campagne si elle doit porter un bracelet électronique.
  • Elle attend une décision de la cour d’appel de Paris le 7 juillet prochain.
  • Jordan Bardella pourrait la remplacer en tant que candidat si nécessaire.

La condamnation de Marine Le Pen en première instance, qui implique un port de bracelet électronique pendant deux ans et cinq ans d’inéligibilité, jette une ombre sur ses ambitions politiques. Lors de son intervention sur BFM, elle a déclaré : « On ne peut pas faire campagne dans ces conditions ». Pour elle, la campagne électorale nécessite d’aller à la rencontre des électeurs, une tâche impossible si elle est contrainte de rester à domicile.

Elle a aussi évoqué la situation d’incertitude qui pèse sur sa candidature. La décision de la cour d’appel, prévue pour le 7 juillet, sera déterminante. En attendant, elle semble se préparer à l’éventualité d’un retrait. « Si je ne peux pas être candidate, le candidat naturel serait Jordan Bardella », a-t-elle affirmé, tout en précisant que ce dernier n’est pas sous sa tutelle et qu’il est un homme libre.

Marine Le Pen a insisté sur le fait qu’elle ne souhaitait pas jouer un rôle d’ombre en coulisses, que ce soit à l’Élysée ou au sein du gouvernement. « Si je ne peux pas être candidate et qu’il est donc candidat, c’est lui qui déterminera à quel niveau il a besoin de ma présence », a-t-elle expliqué. Elle a balayé l’idée d’un rôle ministériel, ajoutant que Jordan Bardella s’entourera d’une équipe compétente pour gouverner.

Cette situation met en lumière les enjeux juridiques et politiques qui pèsent sur Marine Le Pen. Alors qu’elle a toujours été une figure centrale du Rassemblement national, son avenir politique est désormais lié à la décision d’un tribunal. « Je sais très bien que la décision de cette candidature ne dépend pas de moi », a-t-elle déclaré, soulignant que des magistrats auront le dernier mot sur son éligibilité.

Alors que l’échéance électorale approche, cette incertitude pourrait affecter non seulement les stratégies du Rassemblement national mais aussi le paysage politique français dans son ensemble. Les millions d’électeurs qui soutiennent Marine Le Pen attendent avec impatience la décision de la justice, qui pourrait remodeler le cours de la campagne présidentielle à venir.