Lors d’une interview sur BFMTV, le 25 février, Marine Le Pen, cheffe de file du Rassemblement National (RN), a exprimé son inquiétude concernant la situation actuelle de son parti, plongé dans l’attente d’une décision judiciaire qui pourrait avoir des conséquences majeures sur sa candidature à l’élection présidentielle. La décision des juges, prévue pour le 7 juillet, pèse lourdement sur la dynamique de la campagne.
EN BREF
- Marine Le Pen déplore l’attente liée à sa possible inéligibilité.
- Les juges rendront leur décision le 7 juillet, impactant sa candidature.
- Elle se dit confiante et prépare sa campagne présidentielle, avec Jordan Bardella.
Marine Le Pen a souligné que la campagne présidentielle aurait pu débuter dès le 1er mars, si les circonstances avaient été différentes. Elle a exprimé son agacement face à cette attente, indiquant que le Rassemblement National ne pourra pas se prononcer sur le candidat qui défendra ses idées avant le verdict des juges. Cette situation est d’autant plus délicate, car une peine d’inéligibilité pourrait l’empêcher de concourir pour l’Élysée.
La cheffe de l’opposition à l’Assemblée nationale a déclaré : « Je vis mal cette situation parce que la campagne présidentielle (…) ne peut pas démarrer avant le 7 juillet. » Cette incertitude représente un véritable défi pour le RN, qui doit se préparer à une élection cruciale. En effet, si la cour d’appel rend une décision défavorable, Marine Le Pen pourrait être exclue de la course présidentielle.
Malgré cette situation délicate, Marine Le Pen maintient une attitude optimiste. Elle a affirmé : « Si la cour d’appel applique le droit, nous serons relaxés. » Actuellement, le parquet a requis contre elle une peine de quatre ans de prison, dont un an ferme, ainsi que cinq ans d’inéligibilité. Néanmoins, elle assure ne pas être dans un état de « vertige » face à cette perspective.
En ce qui concerne les préparatifs de campagne, Marine Le Pen a promis qu’ils commenceront dès le lendemain des élections municipales. Elle a également exprimé son intention de travailler aux côtés de Jordan Bardella, le président du RN, qu’elle envisage comme un potentiel Premier ministre.
Marine Le Pen a manifesté sa détermination à ne pas se laisser abattre par les incertitudes judiciaires. Elle a déclaré ne pas avoir de regrets quant à ses déclarations lors du procès de première instance, affirmant : « J’ai dit ce que je pensais et je ne retire pas un mot. » Ce procès, qui l’oppose à la justice, concerne son rôle présumé dans une affaire de détournements de fonds européens entre 2004 et 2016.
Alors que le Rassemblement National se prépare à une campagne électorale incertaine, la cheffe de file du parti souhaite montrer que, malgré les turbulences, les idées qu’elle défend restent d’actualité et pertinentes. L’issue de cette affaire judiciaire sera déterminante, non seulement pour sa carrière politique, mais aussi pour l’avenir du parti qu’elle représente.