Augustin Trapenard : entre passion littéraire et angoisse familiale

Augustin Trapenard, figure emblématique du paysage littéraire français, continue de captiver les téléspectateurs avec son émission La grande librairie sur France 5. Chaque rendez-vous, il plonge le public dans un univers où les mots prennent vie, offrant une immersion unique dans le monde des écrivains. Ce 25 février, l’émission accueillait plusieurs auteurs de renom, explorant le thème de l’enfance, un sujet cher à Trapenard.

EN BREF

  • Augustin Trapenard évoque son lien avec la littérature et son enfance.
  • Il partage ses angoisses liées à la maladie d’Alzheimer dans sa famille.
  • La littérature a été pour lui une véritable planche de salut.

Né dans une famille où la passion des mots est omniprésente, Augustin Trapenard a toujours été entouré de livres. Sa sœur est éditrice et sa mère enseignante, ce qui a nourri son amour pour la littérature dès son plus jeune âge. À 46 ans, il porte même sur sa peau un tatouage d’une citation biblique qui lui est chère : « Le ciel et la terre disparaîtront, mais ma parole ne disparaîtra pas. » Cette phrase résonne particulièrement en lui, évoquant à la fois son héritage familial et la précarité des souvenirs.

Lorsqu’il parle de sa famille, Trapenard confie que la maladie d’Alzheimer a touché plusieurs membres. Il exprime une profonde inquiétude face à la possibilité de perdre cette mémoire qui le définit. « C’est l’une de mes grandes angoisses. D’oublier ce qui me constitue », admet-il avec une sincérité touchante. Cette crainte, liée à son histoire personnelle, l’incite à réfléchir sur le poids des mots et leur importance dans nos vies.

Pour Trapenard, la littérature n’est pas seulement une passion, mais une véritable bouée de sauvetage. « C’est une expression que j’utilise volontiers, qui correspond au mal-être que j’éprouvais », explique-t-il. Il souligne que son enfance n’a pas toujours été un moment de joie, mais que la littérature lui a offert un refuge. « Je m’y réfugiais de manière obsessionnelle », se remémore-t-il. Cette relation intime avec les livres a façonné sa carrière et lui permet aujourd’hui de partager cette passion avec un large public.

Trapenard ne cache pas que son amour pour la littérature a été une réponse à des moments difficiles. « Dans ma famille, on disait toujours : ‘Augustin et ses livres' », se souvient-il. Cette phrase résume bien son parcours, où chaque livre lu a contribué à sa construction personnelle. L’animateur devient alors le témoin et le passeur d’histoires, utilisant son émission comme un moyen de transmettre cette passion.

En partageant son expérience, Augustin Trapenard rappelle l’importance des mots, non seulement en tant qu’outils de communication, mais aussi comme vecteurs d’émotions et de souvenirs. Il incarne cette idée que, même face à l’adversité, la littérature peut offrir une forme d’évasion et de réconfort.

Cette connexion entre la littérature et la vie personnelle de Trapenard fait de lui un animateur unique. Sa capacité à allier passion et sensibilité lui permet de créer un lien fort avec son public, rendant chaque émission non seulement informative, mais aussi profondément humaine. Dans un monde en constante évolution, il reste convaincu que les mots, eux, perdureront et continueront d’avoir un impact sur nos vies.