Pierre Palmade, condamné en novembre 2024 à une peine de cinq ans de prison, dont deux fermes, pour avoir provoqué un grave accident sous l’emprise de stupéfiants, a purgé sa peine à domicile. Depuis la mi-avril 2025, l’artiste était soumis à un bracelet électronique qui régulait ses déplacements. Ce lundi 23 février, il a été vu sortant de chez lui en taxi, visiblement anxieux et affaibli, pour se rendre à ses rendez-vous médicaux habituels.
EN BREF
- Pierre Palmade a terminé sa peine de prison à domicile avec un bracelet électronique.
- Il sera soumis à un sursis probatoire de trois ans avec des conditions strictes.
- L’artiste doit poursuivre ses soins et travailler pour rembourser les victimes.
Dans son quartier bordelais, Pierre Palmade mène une existence discrète, décrite par ses voisins comme « très calme ». Il sort peu, se rendant principalement à la pharmacie ou à la boulangerie. Passants et habitants notent qu’il semble éviter les regards. Un voisin a même évoqué son état en ces termes : « On dirait un zombie, le mot n’est pas exagéré ». D’autres témoignent de son apparence marquée par les traitements.
Le parquet de Bordeaux a confirmé que, depuis ce vendredi, Pierre Palmade « achèvera d’exécuter sa peine d’emprisonnement sous la forme d’une détention à domicile sous surveillance électronique ». Bien qu’il puisse désormais sortir sans horaires contraints, sa liberté reste conditionnée. En effet, la justice a prévu un cadre strict pour assurer sa réinsertion et sa sobriété.
À partir de cette date, l’humoriste entre dans une nouvelle phase judiciaire. Le parquet précise que l’artiste sera soumis à un sursis probatoire de trois ans. Pendant cette période, il devra se conformer à plusieurs exigences fixées par le juge d’application des peines, sous peine de voir son sursis révoqué et de retourner en prison.
Parmi les conditions imposées à Pierre Palmade figurent une obligation de travail, une obligation de soins et une obligation d’indemniser les victimes. Il devra continuer à suivre des traitements pour ses addictions à la cocaïne, qui persistent depuis plus de trente ans, et démontrer ses efforts de manière régulière. Pour subvenir à ses besoins et rembourser ses dettes, il aurait commencé à écrire une pièce de théâtre et une autobiographie sous pseudonyme.
Malgré cette liberté retrouvée, Pierre Palmade semble conscient du poids de ses actes. Un riverain se rappelle d’une conversation avec lui lors d’une de ses sorties : « Il m’avait dit : ‘Je ne pourrai jamais payer ma dette’ », raconte-t-il. Pour beaucoup, la carrière de l’artiste sur scène semble désormais compromise, mais il tente de se reconstruire loin des projecteurs.