Ce mercredi soir, Rachida Dati a officiellement annoncé sa démission du poste de ministre de la Culture. Cette décision, mûrement réfléchie, a pour but de lui permettre de se consacrer pleinement à sa candidature à la mairie de Paris, dans un contexte électoral de plus en plus pressant. Elle a précisé avoir pris cette décision dès le mois de décembre, mais souhaitait achever ses missions en cours avant de quitter le ministère de manière définitive.
EN BREF
- Rachida Dati démissionne de son poste de ministre de la Culture.
- Elle se concentre sur sa campagne pour la mairie de Paris.
- Son avenir lors de la cérémonie des César suscite des interrogations.
Dès ce jeudi matin, la candidate a rencontré Apolline de Malherbe pour faire le bilan de son parcours ministériel. Elle a affirmé sa fierté d’avoir œuvré pour la protection du patrimoine et la culture dans les zones rurales, tout en exprimant sa gratitude envers Emmanuel Macron pour cette mission qu’elle considère comme l’une des plus enrichissantes de sa carrière.
Malgré sa satisfaction quant à son mandat, une question demeure : participera-t-elle à la 51e cérémonie des César, prévue le soir même à l’Olympia ? Traditionnellement, le ministre de la Culture assiste à cet événement majeur du cinéma français. Toutefois, après sa démission, Rachida Dati a exprimé un certain flou concernant sa présence. Elle a souligné son souhait de passer le relais à son successeur le plus rapidement possible, ce qui complique son agenda, d’autant que le nom de son remplaçant n’a pas encore été révélé.
Lors de l’entretien, Apolline de Malherbe a tenté de comprendre si Rachida Dati souhaitait réellement assister à la cérémonie ou si elle préférait s’en abstenir. Celle-ci a alors lâché une phrase qui a fait du bruit : “Quand c’est fini, c’est fini”. Bien qu’elle ait rapidement nuancé ses propos en affirmant son respect pour l’institution, il est clair que son rapport au milieu cinématographique n’est pas des plus simples. Elle a reconnu que ce n’était pas son univers au départ, mais qu’elle y avait finalement trouvé sa place, luttant contre les inégalités sociales et défendant la liberté de création.
Malgré ses incertitudes quant à sa participation aux César, Rachida Dati ne regrette rien de son parcours au sein du gouvernement. Elle laisse derrière elle un ministère qu’elle juge essentiel pour la cohésion nationale. À deux semaines du premier tour des municipales, elle se dit prête à changer le destin des Parisiens. Son parcours rappelle celui d’Amélie de Montchalin, qui a également quitté son poste récemment pour rejoindre la Cour des comptes.
La passation de pouvoir pourrait avoir lieu à tout moment, permettant à Rachida Dati de se libérer définitivement de ses obligations officielles. Si aucun remplaçant n’est désigné d’ici ce soir, elle pourrait être contrainte de faire une dernière apparition publique à l’Olympia, ajoutant une note d’incertitude à cette cérémonie déjà chargée d’émotions.