Les villes françaises où les femmes bénéficient du meilleur système de santé en 2026

Le magazine Femme Actuelle a récemment publié son palmarès des villes françaises offrant les meilleures conditions de soins pour les femmes. Cette étude met en avant des résultats surprenants, notamment la présence d’une ville peu peuplée en tête du classement, ainsi que des disparités notables entre les différentes communes.

EN BREF

  • Bayonne, petite ville, se classe première pour les soins aux femmes.
  • Annecy est la dernière du classement malgré sa richesse.
  • Difficultés similaires observées à Toulon, Dunkerque, Valence et Antibes.

La santé des femmes, longtemps sous-estimée, semble enfin recevoir l’attention qu’elle mérite. Dans ce contexte, le palmarès 2026 des villes françaises où les femmes sont le mieux soignées révèle des résultats inattendus. Bayonne, la plus petite des cinquante plus grandes communes de France, s’impose en tête du classement. La ville est suivie par Bordeaux et Lille, qui occupent également des places de choix.

En revanche, certaines villes, comme Annecy, se trouvent à l’opposé de ce spectre. Bien qu’elle soit reconnue comme l’une des municipalités les plus riches de France, elle se classe en dernière position pour les soins offerts aux femmes. Ce paradoxe soulève des interrogations, notamment sur l’accessibilité et la qualité des services de santé. Avec 132 000 habitants, Annecy souffre d’un manque significatif en matière de maternités et de spécialistes tels que les gynécologues. De plus, elle ne dispose pas d’infrastructures essentielles comme un centre de conservation d’ovocytes ou de lutte contre le cancer. À l’inverse, la ville abrite un nombre appréciable de généralistes et un centre de santé sexuelle, mais cela reste insuffisant.

Toulon, bien que légèrement mieux lotie en termes d’infirmiers et de sages-femmes, ne parvient pas à atteindre des standards satisfaisants pour d’autres domaines de la santé. La préfecture du Var manque cruellement de généralistes, de gynécologues, et d’équipements hospitaliers adaptés. Fait notable, un adjoint au maire est spécifiquement chargé des questions liées aux animaux, tandis qu’aucun ne s’occupe des droits des femmes.

Le classement continue avec trois autres villes qui se disputent les places les plus basses. Dunkerque, Valence et Antibes partagent des défis similaires. Dunkerque se heurte à un environnement économique difficile qui complique l’accès à des soins adéquats pour les femmes. Bien qu’elle offre une certaine volonté municipale d’assistance, le manque de gynécologues et de cardiologues privés pèse lourdement sur son classement.

Valence, quant à elle, se distingue par ses services en matière de santé sexuelle et d’assistance médicale à la procréation, mais ses performances globales restent en deçà des attentes. Antibes, pour sa part, présente un tableau décevant avec des indicateurs de santé insuffisants dans plusieurs domaines critiques.

Ce palmarès met ainsi en lumière les inégalités qui persistent dans l’accès aux soins de santé pour les femmes en France. Si certaines villes se distinguent par leur engagement et leurs ressources, d’autres peinent à offrir le niveau de service nécessaire pour répondre aux besoins spécifiques des femmes. L’enjeu reste donc de redoubler d’efforts pour améliorer la situation dans ces communes moins bien classées.