Les événements tragiques survenus ce samedi 21 février à Épinay-sur-Seine, en Seine-Saint-Denis, ont conduit à des mesures judiciaires sévères à l’encontre des parents de trois enfants enlevés. Cinq jours après les faits, le parquet de Bobigny a annoncé l’émission de mandats d’arrêt européens visant Abdelkader Benabderrahmane, âgé de 24 ans, et Chaima Hattab, 20 ans. Cette situation alarmante soulève des questions sur la protection de l’enfance et la responsabilité parentale.
EN BREF
- Des mandats d’arrêt européens ont été émis contre les parents ayant enlevé leurs enfants.
- La petite Dalia, âgée de six semaines, a été retrouvée à l’hôpital, mais ses frères et sœurs sont toujours recherchés.
- Les grands-parents sont mis en examen pour complicité d’enlèvement de mineurs.
Le drame a commencé lorsque les parents ont enlevé leurs enfants, alors que la justice avait ordonné leur placement à l’aide sociale à l’enfance. La situation était d’autant plus préoccupante que le nourrisson, Dalia, souffre d’une cardiopathie. Les autorités avaient immédiatement déclenché une alerte enlèvement, en raison des risques potentiels pour la santé de l’enfant.
Heureusement, Dalia a été retrouvée à l’hôpital Saint-Vincent-de-Paul à Lille. Bien que l’alerte enlèvement ait été levée pour elle, les recherches se poursuivent pour localiser ses deux frères et sœurs, Nael, âgé de 18 mois, et Eline, âgée de 2 ans et demi. Les parents, ainsi que la sœur de la mère, sont désormais sous le coup de mandats d’arrêt européens. Cette démarche vise à faciliter leur arrestation et leur transfert vers la France, dans l’éventualité où ils seraient découverts dans un autre pays de l’Union européenne.
Le procureur de la République de Bobigny, Éric Mathais, a exprimé son souhait que les parents rendent rapidement leurs deux enfants encore portés disparus. Il a souligné l’importance de leur geste en déposant Dalia à l’hôpital afin qu’elle puisse recevoir les soins nécessaires. Il a également rappelé que les enfants avaient été signalés comme potentiellement maltraités, avec des parents soupçonnés de toxicomanie et d’un état de négligence préoccupant.
Les parents avaient fui lorsque des éducateurs de l’aide sociale à l’enfance sont intervenus pour exécuter l’ordonnance de placement, le 19 février. Selon les déclarations du procureur, le père est parti pieds nus avec les deux aînés, tandis que la mère portait le nourrisson. Ils auraient ensuite été pris en charge par le grand-père des enfants.
Les grands-parents maternels, quant à eux, ont été placés en garde à vue et sont désormais mis en examen pour complicité d’enlèvement de mineurs en bande organisée. Ils sont sous contrôle judiciaire, tandis que les autorités continuent leur enquête pour retrouver les enfants disparus.
Ce cas soulève des enjeux cruciaux concernant la protection des enfants et le rôle des autorités dans l’accompagnement familial. Alors que l’on attend des développements dans cette affaire, il est essentiel de rester vigilant face aux situations de détresse au sein des familles, afin d’assurer la sécurité et le bien-être des plus vulnérables.