Marine Le Pen a accordé un entretien à BFMTV ce mercredi 25 février, quelques jours après la clôture de l’audience du procès en appel concernant l’affaire des assistants parlementaires du Rassemblement national (RN). Lors de cette interview, elle a partagé ses réflexions sur sa candidature à la présidentielle de 2027, en lien avec les éventuelles conséquences judiciaires qui pourraient peser sur elle.
EN BREF
- Marine Le Pen ne se présentera pas à la présidentielle si elle est condamnée à porter un bracelet électronique.
- Elle questionne les implications d’une possible inéligibilité de deux ans sur sa candidature.
- Elle confirme ne pas envisager un rôle au gouvernement si Jordan Bardella est élu président.
Dans le cadre de l’entretien, Marine Le Pen a exprimé des inquiétudes quant à sa capacité à faire campagne si elle devait porter un bracelet électronique à la suite d’une éventuelle condamnation. « On ne peut pas faire campagne dans ces conditions. Enfin, vous pouvez faire campagne sans aller le soir rencontrer vos électeurs dans des meetings ? » a-t-elle déclaré, en soulignant que cela constituerait un obstacle majeur à sa candidature.
Elle a également évoqué la complexité de sa situation juridique. Si elle devait être condamnée à deux ans d’inéligibilité, cela surviendrait après la date de dépôt des candidatures, mais avant le scrutin. Cette ambiguïté juridique soulève des questions quant à la définition de l’inéligibilité dans son cas. « Est-ce que c’est la date du dépôt ou celle du scrutin qui détermine l’inéligibilité ? » s’est-elle interrogée. Elle a insisté sur le fait que la décision finale ne lui appartient pas, mais dépend des magistrats qui statueront sur son avenir politique.
En parallèle, Marine Le Pen a pris le temps de parler de son successeur potentiel au sein du RN, Jordan Bardella. Elle a indiqué que si elle ne pouvait pas être candidate, c’est lui qui définirait le rôle qu’elle pourrait jouer, en fonction de ses besoins. « Il n’a jamais été mis sous ma tutelle. Il ne le sera jamais. C’est un homme libre, convaincu », a-t-elle affirmé, soulignant ainsi la confiance qu’elle accorde à son ancien protégé.
Enfin, Marine Le Pen a précisé qu’elle ne prendrait pas de place au gouvernement si Bardella devenait président. « Il se trouvera un Premier ministre, je n’ai aucun doute là-dessus », a-t-elle conclu, affirmant son souhait de rester en dehors des institutions gouvernementales tout en continuant à influencer la scène politique française.
À l’approche des élections présidentielles, les déclarations de Marine Le Pen soulignent non seulement ses ambitions, mais aussi les incertitudes qui entourent sa situation judiciaire. Les mois à venir s’annoncent cruciaux pour l’avenir de sa carrière politique et celle du Rassemblement national.