Jeudi 26 février, Marine Tondelier, secrétaire nationale des Écologistes, a été l’invitée de l’émission 7h50 sur France Inter. Lors de cette intervention, elle a exprimé ses opinions sans réserve, non seulement à l’égard de la droite et de l’extrême droite, mais également de figures emblématiques de la gauche comme Jean-Luc Mélenchon et François Hollande, qu’elle a qualifiés de « tontons flingueurs ».
EN BREF
- Marine Tondelier appelle à des alliances « au cas par cas » pour les municipales.
- Elle critique Jean-Luc Mélenchon et François Hollande, les qualifiant de « tontons flingueurs ».
- La cheffe des Écologistes se dit optimiste malgré les défis à venir.
À l’approche des élections municipales, prévues pour les 15 et 22 mars, Tondelier a souligné l’importance de s’unir pour empêcher la montée du Rassemblement national, qui semble gagner du terrain dans plusieurs grandes villes. Elle a cependant insisté sur le fait que les alliances doivent être réfléchies : « On parle beaucoup des alliances de second tour alors que, dans la plupart des communes, il n’y aura même pas de second tour », a-t-elle déclaré.
Tout en étant ouverte à des collaborations dans certaines communes, la secrétaire nationale des Écologistes n’a pas caché ses désaccords avec Mélenchon et Hollande. Elle a précisé : « L’un est un spécialiste du renoncement, l’autre du sectarisme. » Tondelier a exprimé son ras-le-bol face à ce qu’elle perçoit comme un piège politique orchestré par ces leaders de la gauche. « Il faut passer à autre chose », a-t-elle ajouté, évoquant la nécessité d’un renouvellement dans le paysage politique actuel.
Concernant la dynamique actuelle, elle a fait savoir que dans de nombreuses villes, les Écologistes et la gauche sont déjà unis, tandis que La France insoumise se retrouve isolée. En critiquant cette situation, elle a affirmé : « LFI se trompe de combat. Ils doivent arrêter d’invectiver la moitié de la terre. » Tondelier a ainsi voulu clarifier sa position, suggérant que l’heure est à l’union plutôt qu’à la division.
Les tensions entre Tondelier et Mélenchon sont palpables. Ce dernier a récemment qualifié la cheffe des Écologistes de « venimeuse » et « pénible à supporter », ce qui a suscité une réaction de sa part. « Il projette sur les autres ses propres turpitudes », a-t-elle répondu, en insistant sur l’importance de l’amabilité dans la politique.
En dépit des craintes concernant la performance des Écologistes et de la gauche lors des prochaines élections municipales, Marine Tondelier a choisi d’adopter une attitude optimiste. Elle a mentionné que, depuis le début de la campagne, de sombres prédictions avaient été formulées : « Moi, j’ai vu le débat de Grégory Doucet avec Jean-Michel Aulas, c’était un naufrage », a-t-elle déclaré, tout en critiquant la manière dont certains candidats se préparent.
À l’approche des élections, la cheffe des Écologistes semble déterminée à faire entendre sa voix et à promouvoir une vision de renouveau pour la gauche. Avec des enjeux importants en perspective, son appel à une transformation et à un rassemblement pourrait bien résonner au-delà des clivages habituels.