Augmentation des prix de la carte grise : les régions touchées dès mars 2026

À partir du 1er mars 2026, plusieurs automobilistes en France vont faire face à une hausse significative des coûts de leur carte grise. En effet, bien que le tarif national de la carte grise ne soit pas établi, certaines régions ont décidé d’augmenter leur tarif du cheval fiscal. Cette décision impacte directement le coût d’immatriculation des véhicules, soulevant des questions pour les automobilistes sur la répartition géographique de ces hausses.

EN BREF

  • Quatre régions augmentent le prix du cheval fiscal au 1er mars 2026.
  • Île-de-France introduit une nouvelle taxe fixe sur chaque certificat d’immatriculation.
  • Des écarts de prix significatifs entre régions affectent directement les automobilistes.

Les régions concernées par cette hausse incluent la Provence-Alpes-Côte d’Azur, où le tarif passera à 60 euros par cheval fiscal, atteignant ainsi le plafond légal. En Nouvelle-Aquitaine, le coût augmentera de 53 à 58 euros, tandis qu’en Corse, il passera de 43 à 53 euros, et à La Réunion, de 57 à 60 euros. Cela représente une augmentation pouvant aller jusqu’à 10 euros par cheval fiscal pour les automobilistes de ces départements.

La situation est différente pour l’Île-de-France, où le tarif du cheval fiscal est maintenu à 54,95 euros. Cependant, une taxe forfaitaire de 14 euros sera ajoutée à partir de mars 2026 pour chaque certificat d’immatriculation. Cette nouvelle imposition a suscité des confusions, notamment en raison des explications floues sur son origine, associée à la loi de finances 2026, comme l’indiquent plusieurs sources.

Pour bien appréhender le prix de la carte grise en 2026, il est essentiel de se pencher sur la taxe régionale, appelée taxe Y1. Cette taxe se calcule en multipliant le nombre de chevaux fiscaux du véhicule par le tarif défini par le conseil régional. À cette somme, il faut ajouter une taxe fixe de 11 euros, une redevance d’acheminement de 2,76 euros, et éventuellement un malus écologique, qui dépend des émissions de CO₂ ou du poids du véhicule.

Les différences de prix entre les régions sont marquées. Par exemple, les régions comme la Bretagne, la Normandie, le Grand Est, et la Bourgogne-Franche-Comté appliquent déjà le plafond de 60 euros par cheval fiscal. À l’inverse, l’Occitanie affiche un tarif de 59,50 euros, tandis que les Hauts-de-France se démarquent avec un tarif de seulement 42 euros.

La question se pose alors : pourquoi ces hausses à ce moment précis ? Les régions ont une grande liberté pour fixer le tarif du cheval fiscal, tant qu’elles respectent le plafond. Elles justifient ces augmentations par la diminution des dotations de l’État, l’augmentation des dépenses liées aux transports et aux lycées, ainsi que par l’inflation. Selon des estimations, le coût moyen de la carte grise augmenterait d’environ 2,4 % en 2026 sur l’ensemble du territoire.

Cette hausse des tarifs s’accompagne de l’arrêt, depuis la loi de finances 2025, de l’exonération presque systématique de la taxe régionale pour les véhicules électriques ou à hydrogène. À l’heure actuelle, seule la région des Hauts-de-France continue d’accorder une exonération totale. Par ailleurs, les malus en lien avec les émissions de CO₂ et le poids du véhicule ont été renforcés, ajoutant une pression supplémentaire sur les automobilistes.

En Île-de-France, cette nouvelle taxe de 14 euros est censée compenser une perte de recettes d’environ 88 millions d’euros pour Île-de-France Mobilités, suite à la suppression d’une part de la taxe intérieure sur les produits pétroliers.

Les changements annoncés pour mars 2026 marquent une étape importante dans la gestion des coûts d’immatriculation en France. Les automobilistes doivent désormais s’informer sur les nouveaux tarifs en fonction de leur région, afin d’anticiper ces modifications financières.