Rachida Dati a officialisé sa démission du ministère de la Culture, un départ qui interroge sur l’avenir du portefeuille culturel et sa participation à la cérémonie des César. À quelques jours des élections municipales, l’ancienne ministre concentre désormais toutes ses forces sur sa campagne pour la mairie de Paris.
EN BREF
- Rachida Dati quitte son poste de ministre de la Culture à l’approche des municipales.
- Elle évoque son souhait de se concentrer sur Paris et de passer le relais rapidement.
- Sa présence aux César reste incertaine, ajoutant au flou autour du ministère.
Le mercredi soir, Rachida Dati a annoncé sa démission, un acte préparé depuis plusieurs mois mais gardé sous silence jusqu’à l’achèvement de certaines missions. Sur le plateau de BFMTV, elle a déclaré : « Quand c’est fini, c’est fini », laissant planer le mystère sur sa participation à la 51e cérémonie des César, qui se tiendra dans quelques jours.
Ce départ soulève des questions quant au futur du ministère de la Culture. En effet, aucun successeur n’a encore été désigné, ce qui crée une zone d’incertitude pour le secteur culturel en France. Dati, consciente des enjeux, souhaite une passation de pouvoir rapide : « Je veux passer le relais à mon successeur le plus rapidement possible », a-t-elle affirmé, soulignant l’importance d’une transition fluide.
Dans le cadre de son mandat, elle a mis en avant son engagement pour la protection du patrimoine et le développement culturel en milieu rural. Elle a également remercié Emmanuel Macron, reconnaissant que son expérience ministérielle a été « une des plus belles » de sa carrière. Ce témoignage montre son attachement à ses fonctions, malgré son choix de quitter le ministère.
Alors que la 51e édition des César approche, la question de sa présence reste ouverte. Dati a été claire sur son souhait de ne pas y participer, mais le flou qui entoure la nomination de son successeur pourrait changer la donne : « Non, mais moi, c’est… Quand c’est fini, c’est fini. » Cette déclaration, empreinte de respect pour l’institution des César, témoigne de sa volonté de tourner la page.
L’incertitude autour du ministère de la Culture s’accompagne d’une attention accrue sur le futur occupant de ce poste crucial. La succession de Dati sera scrutée de près, tout comme l’éventualité d’une apparition de sa part lors de la cérémonie des César. Les spéculations vont bon train, renforcées par le silence du gouvernement sur ce sujet.
Ce départ s’inscrit dans un contexte plus large, où d’autres changements gouvernementaux, comme le départ d’Amélie de Montchalin vers la Cour des comptes, marquent un tournant dans la composition de l’exécutif. Rachida Dati, désormais tournée vers les municipales, met de côté ses fonctions ministérielles pour se consacrer à son projet politique à Paris.