Charles Alloncle dénonce des menaces du député Erwan Balanant lors d’une commission

Lors de la commission d’enquête sur l’audiovisuel public, qui s’est tenue le 26 février, une scène troublante a eu lieu entre deux députés. Charles Alloncle, rapporteur de la commission et représentant de l’UDR, a révélé avoir été la cible de menaces proférées par le député MoDem Erwan Balanant. Ce dernier aurait déclaré, en le pointant du doigt : « T’inquiète, on va te régler ».

EN BREF

  • Charles Alloncle dénonce des menaces en pleine séance parlementaire.
  • Erwan Balanant explique que ses propos ont été mal interprétés.
  • La commission d’enquête soulève des comportements problématiques parmi les députés.

Ce moment surréaliste a conduit à une suspension de la séance. Charles Alloncle a pris la parole pour dénoncer la gravité des propos tenus par son homologue. « Merci monsieur le Président d’avoir signalé la gravité des propos tenus par le député Balanant. Cela n’a peut-être pas été entendu au micro, mais Erwan Balanant, député des Démocrates, après avoir posé sa question, s’est levé et a déclamé devant témoins, me citant et me pointant du doigt », a-t-il expliqué à la reprise des travaux.

Il a qualifié ces mots de « menaces » et « intimidations », les jugeant inacceptables dans un cadre parlementaire. « J’espère que le bureau de l’Assemblée nationale sera convoqué et que des sanctions seront prises. Ce sont des comportements de voyous », a-t-il ajouté. Charles Alloncle a exprimé l’espoir que son confrère s’excuse et fasse face à des mesures disciplinaires.

En parallèle, Erwan Balanant a réagi à l’incident par le biais d’un message sur la plateforme X. Il a déclaré : « Après ma question et la réponse donnée, j’ai fait un signe au Président pour le remercier et lui signifier que je partais car je devais honorer un rendez-vous. Le rapporteur a alors fait un geste que j’ai trouvé obscène et irrespectueux à mon égard ». Dans ses propos, il a souhaité clarifier qu’il n’avait pas eu l’intention de menacer Alloncle.

« J’espère avoir mal interprété son geste et je lui demande simplement de ne pas déformer ou sur-interpréter mes propos qui ne concernaient évidemment que le fond de nos débats », a poursuivi l’élu breton. Il a également demandé que Charles Alloncle retire ses accusations de « voyou », soulignant que leurs débats méritent mieux que des querelles inutiles.

Cette altercation n’est pas un incident isolé. Depuis le début de cette commission d’enquête, plusieurs comportements inappropriés de députés ont été signalés, soulevant des questions sur le climat qui règne au sein de l’Assemblée nationale. La tension entre les parlementaires semble s’accentuer, rendant nécessaire un examen plus approfondi des interactions au sein de l’hémicycle.

Les incidents tels que celui-ci mettent en lumière les enjeux de la communication et du respect dans le cadre des débats parlementaires. L’Assemblée nationale, en tant qu’institution, doit veiller à ce que ses membres respectent des normes de conduite élevées pour maintenir la dignité des échanges démocratiques.