La 51e édition des César a débuté le 26 février 2026 à l’Olympia à Paris, marquée par un vibrant hommage à l’icône du cinéma Jim Carrey. Le comédien canadien, présent pour recevoir un prix d’honneur pour l’ensemble de sa carrière, a été célébré par Benjamin Lavernhe, maître de cérémonie et sociétaire de la Comédie-Française. Son sketch, revisitant le célèbre film « The Mask », a captivé le public, mettant en avant l’énergie et l’humour qui caractérisent l’approche de Carrey.
EN BREF
- Hommage à Jim Carrey lors de la 51e cérémonie des César
- Nadia Melliti et Théodore Pellerin couronnés meilleurs espoirs
- Appel à la solidarité avec les peuples luttant pour la liberté
La présidente de cette cérémonie, Camille Cottin, a également pris la parole pour dédier cet événement à tous les peuples en lutte pour la liberté. Sur le tapis rouge, plusieurs acteurs ont arboré des pin’s en solidarité avec le peuple iranien, soulignant l’importance des questions sociopolitiques dans le monde du cinéma.
Les premières récompenses de la soirée ont été attribuées à Nadia Melliti et Théodore Pellerin, qui ont chacun remporté le César du meilleur espoir. À seulement 23 ans, Melliti a déjà accumulé une reconnaissance significative pour son rôle dans « La Petite Dernière », où elle interprète une jeune femme musulmane en proie à des questionnements sur son identité et ses désirs. Pellerin, quant à lui, a été salué pour son interprétation poignante d’un jeune homme confronté à un diagnostic de cancer dans « Nino ».
Un hommage a également été rendu à Brigitte Bardot, figure emblématique du cinéma des années 1950 et 1960, décédée le 28 décembre précédent. Bien que ce geste ait été salué par certains, il a également suscité des réactions mitigées, en raison du passé politique controversé de l’actrice.
La compétition cette année est particulièrement serrée, avec « Nouvelle Vague » de Richard Linklater en tête des nominations, en lice pour le meilleur film. Ce film, qui évoque les coulisses du tournage d' »À bout de souffle », est confronté à des œuvres telles que « L’Attachement », « Dossier 137 », « La Petite Dernière » et « Un Simple accident », ce dernier étant un film engagé tourné clandestinement en Iran par Jafar Panahi.
Un autre film noté est « L’Inconnu de la Grande Arche » de Stéphane Demoustier, qui attire l’attention pour sa représentation de l’architecte danois Johan Otto von Spreckelsen. Claes Bang, qui incarne ce personnage, est nommé pour le César du meilleur acteur, face à des concurrents tels que Laurent Lafitte et Isabelle Huppert, cette dernière étant également en lice pour le César de la meilleure actrice.
La cérémonie a également été l’occasion pour la nouvelle ministre de la Culture, Catherine Pégard, de faire une apparition. Ce contexte politique et social se reflète également dans le milieu cinématographique, où 4.000 acteurs et cinéastes ont récemment signé une tribune dénonçant l’utilisation abusive des outils d’intelligence artificielle dans leur domaine.
Enfin, parmi les nouvelles promesses du cinéma français, Ugo Bienvenu a reçu le César du meilleur film d’animation pour « Arco », un film également nommé aux Oscars. Pour sa part, Franck Dubosc, à 62 ans, fait ses débuts aux César avec une nomination pour le meilleur scénario original pour « Un ours dans le Jura », un succès commercial majeur de l’année précédente.
Cette 51e cérémonie des César s’annonce non seulement comme une célébration des talents du cinéma français, mais également comme un moment de réflexion sur des enjeux sociétaux contemporains, donnant une voix à ceux qui luttent pour la liberté et la justice.