À partir du 1er mars 2026, de nombreux foyers français, en particulier ceux qui se chauffent au gaz, verront leur facture d’énergie augmenter en raison d’un nouveau calcul du prix repère fixé par l’État. Cette situation soulève des inquiétudes quant aux dépenses énergétiques des ménages concernés.
EN BREF
- Le prix repère du gaz augmente, impactant les factures des consommateurs.
- La hausse des abonnements compense la baisse du prix du kWh.
- Les ménages doivent s’adapter à ces nouveaux tarifs à partir de mars 2026.
Selon les révélations de RMC, près de trois quarts des ménages en France sont touchés par cette hausse imminente des prix du gaz. Le prix repère de vente de gaz (PRVG), établi par la Commission de régulation de l’énergie (CRE), va connaître une augmentation après une période de baisse qui s’est étendue depuis l’été 2025. Ce changement pourrait avoir des conséquences significatives sur le budget des familles, surtout celles qui dépendent du gaz pour leur chauffage.
Le prix repère joue un rôle crucial dans le fonctionnement du marché du gaz. Bien qu’il soit indicatif, de nombreux fournisseurs ajustent leurs tarifs en fonction de cette référence. Ainsi, le consommateur est encouragé à comparer les offres en utilisant le PRVG comme base. Cependant, malgré une tendance à la baisse des prix du gaz ces derniers mois, les factures pourraient encore grimper. Cela est dû au fait que les fournisseurs prennent en compte non seulement le coût du gaz en kWh, mais aussi le montant de l’abonnement.
En effet, l’abonnement annuel, qui est une composante essentielle de la facture, est en augmentation. Pour les foyers utilisant le gaz principalement pour la cuisson et l’eau chaude, le coût de l’abonnement passera de 134,14 euros à 147,24 euros. Pour ceux qui se chauffent au gaz, cette somme augmentera de 330,80 euros à 343,90 euros. Cela représente une hausse de 13,10 euros dans chaque cas.
La CRE a également modifié sa méthode de calcul du prix repère, ce qui signifie que cette augmentation ne s’appliquera qu’aux offres à prix variables. Les fournisseurs de gaz ont toujours la liberté de décider s’ils souhaitent répercuter cette hausse sur les factures des consommateurs, ce qui pourrait entraîner des disparités dans les tarifs appliqués.
Cette situation soulève des questions sur la transparence des tarifs et la capacité des consommateurs à faire des choix éclairés. Face à ces changements, il est crucial que les ménages soient informés et comprennent comment ces modifications pourraient affecter leur budget énergétique à partir de mars prochain.
Dans un contexte où la transition énergétique et la maîtrise des coûts sont plus que jamais d’actualité, ces nouvelles hausses de prix rappellent l’importance d’une vigilance accrue sur les dépenses liées à l’énergie. Les ménages doivent désormais se préparer à une réalité où les coûts du gaz pourraient peser davantage sur leur quotidien.