Les élections municipales à Toulon, qui se dérouleront le 15 mars prochain, s’annoncent particulièrement disputées. La maire sortante, Josée Massi, n’est plus en position de force, se classant actuellement troisième dans les intentions de vote, selon un sondage réalisé par OpinionWay. Ce sondage, publié le 23 février 2026, révèle que la députée du Rassemblement national, Laure Lavalette, est la grande favorite pour remporter la mairie.
EN BREF
- Laure Lavalette (RN) est en tête des intentions de vote à Toulon.
- Josée Massi (sans étiquette) se classe troisième dans les sondages.
- Un soutien de Michel Bonnus (LR) pourrait redistribuer les cartes à droite.
Alors que le premier tour approche, la situation politique à Toulon, une ville de 180 000 habitants, se complexifie. Le sondage montre que, dans le cas où le Rassemblement national, la maire sortante et Les Républicains se retrouveraient au second tour, Laure Lavalette serait victorieuse avec 36 % des voix. Si Josée Massi se retire et laisse sa place à Michel Bonnus, le candidat LR, l’écart pourrait se réduire, rendant la compétition plus serrée.
Les candidats de gauche, Magali Brunel, représentant un rassemblement de plusieurs partis dont le Parti socialiste, et Isaline Cornil de La France insoumise, sont crédités de 10 % et 3 % des intentions de vote, respectivement. Ce contexte souligne une bataille acharnée pour la mairie, avec des enjeux particulièrement importants pour la droite.
La politique locale est également marquée par l’ombre du passé. L’ancien maire, Hubert Falco, a été condamné en 2024 pour détournement de fonds publics, entraînant une période d’inéligibilité. Josée Massi, qui lui a succédé, a récemment contesté des affirmations selon lesquelles elle envisagerait de se retirer après les élections, affirmant qu’elle est déterminée à mener à bien son projet pour Toulon jusqu’en 2032.
Ce soutien de Falco à Michel Bonnus pourrait changer la dynamique à droite, avec une alliance qui semble se former pour contrer la montée du Rassemblement national. La candidature de Laure Lavalette est renforcée par des ralliements, tel celui d’Emmanuel Le Lostec, candidat d’une liste écologique, qui a décidé de retirer sa candidature en faveur du RN.
La liste de la députée comprend également des personnalités clés, telles que le contre-amiral Jacques Mallard, un atout considérable dans une ville où la présence militaire est significative.
La possibilité d’une victoire du Rassemblement national à Toulon est particulièrement symbolique, car cela pourrait faire de Toulon la plus grande ville administrée par ce parti. Ce scénario rappelle que la ville avait déjà été sous la coupe du Front national en 1995, lorsque Jean-Marie Le Chevallier avait remporté les élections municipales, marquant un tournant historique à l’époque.
À mesure que le scrutin approche, les stratégies des candidats se précisent, et le climat politique à Toulon devient de plus en plus tendu. Les électeurs devront faire un choix crucial, non seulement pour leur ville, mais également pour l’avenir du paysage politique français.