Lors de son déplacement au Salon international de l’agriculture à Paris, le 26 février, Marine Le Pen, cheffe de file du Rassemblement national (RN), a été confrontée à une citoyenne qui l’a accusée de « voler les Français ». Cette interpellation a eu lieu alors qu’elle circulait parmi les visiteurs, un moment capté par BFM TV et qui a rapidement suscité une attention médiatique.
EN BREF
- Marine Le Pen accusée de « voler les Français » au Salon de l’Agriculture.
- Elle a réitéré ses accusations contre LFI, les qualifiant de légitimant la violence.
- Jean-Luc Mélenchon a défendu son mouvement en affirmant que le peuple n’est pas raciste.
Dans sa réponse, Marine Le Pen a rapidement rétorqué : « Et LFI les tue », faisant référence à ses accusations précédentes à l’encontre de La France Insoumise (LFI) et de son lien supposé avec des mouvements de violence. Cette réaction a fait écho aux déclarations qu’elle avait formulées la veille sur la même chaîne, où elle accusait LFI de soutenir le collectif Jeune Garde, un groupe antifasciste lié à la mort de Quentin Deranque, survenue à Lyon le 12 février dernier.
Au cours de cette journée, elle n’a pas hésité à élargir son propos en visant également Jean-Luc Mélenchon, le leader de LFI, qu’elle a accusé de légitimer la violence par ses discours. Elle a affirmé que les déclarations de Mélenchon, en tant que figure de proue des Insoumis, participaient à une stratégie qu’elle qualifie de « stratégie du pire ». Pour Marine Le Pen, tout ce qui se situe à droite de LFI est perçu comme du fascisme, une opinion qu’elle a partagée avec vigueur lors de ses interventions médiatiques.
Dans un meeting tenu le même jour, Mélenchon a réagi à ces attaques en affirmant que le peuple français, qu’il soit de droite ou de gauche, n’est pas raciste. Sa déclaration visait à contrer le discours de Le Pen qui cherche à associer LFI à des actes violents et à des mouvements extrémistes.
Le 25 février, Marine Le Pen avait également exprimé son inquiétude face aux alliances potentielles entre d’autres mouvements de gauche et LFI à l’approche des élections municipales. Elle a mis en garde contre le fait de s’engager dans des alliances électorales avec un mouvement qu’elle accuse de ne pas avoir rompu avec le collectif Jeune Garde. Cette déclaration a été faite lors d’une intervention sur BFMTV, où elle a critiqué les intentions de certains partis de gauche qui pourraient envisager de se rapprocher de LFI.
Interrogée sur la stratégie de la droite, Le Pen a été catégorique en affirmant qu’il n’était pas question de retirer des candidats du RN lors des élections, même pour contrer LFI. Elle a ainsi insinué que les macronistes, représentés par Aurore Bergé, manquaient de respect pour la démocratie, soulignant que les conseillers municipaux d’opposition sont élus lors du second tour des municipales.
Ce nouvel échange au Salon de l’Agriculture souligne les tensions croissantes entre les différents acteurs politiques à l’approche des élections. Les accusations réciproques entre Le Pen et Mélenchon révèlent un climat électoral particulièrement chargé, où chaque mot peut être interprété et utilisé contre l’adversaire. Dans cette bataille politique, les enjeux sont plus que jamais présents, et les relations entre les parties, tendues.