Depuis son lit d’hôpital, Hugo Hare, un jeune footballeur de 19 ans, témoigne de l’incendie tragique survenu le 31 décembre à Crans-Montana, en Suisse, qui a coûté la vie à 41 personnes et blessé 115 autres. Dans une interview accordée à TF1 le 26 février, il partage son expérience traumatisante et pose des questions cruciales sur les responsabilités des autorités et des établissements concernés.
EN BREF
- Hugo Hare a subi neuf greffes après l’incendie du bar « Le Constellation ».
- Il évoque la douleur physique et psychologique de cette expérience traumatisante.
- Le jeune homme réclame des réponses sur les mesures de sécurité insuffisantes.
Le soir du nouvel an, alors qu’il fêtait la Saint-Sylvestre, Hugo Hare se trouvait dans les toilettes du bar « Le Constellation » lorsque l’incendie s’est déclaré. Ce moment marquant de sa vie, qu’il décrit comme un « apocalypse », a changé son existence à jamais. Les flammes se sont propagées si rapidement qu’il n’a pas eu le temps de réaliser l’ampleur du danger. En sortant, il a découvert sa compagne allongée au sol, ce qui l’a poussé à prendre une décision difficile : « Soit je m’en vais et je vis, soit je fais quelque chose pour elle », raconte-t-il, les larmes aux yeux.
Les conséquences de cet événement tragique sont immenses pour Hugo, qui a été gravement brûlé sur 30 % de son corps. Malgré son état, il souligne qu’il se sent « physiquement de mieux en mieux », bien que des douleurs persistantes l’accompagnent jour après jour. Son récit met en lumière non seulement les blessures physiques, mais aussi les cicatrices émotionnelles laissées par cette nuit tragique.
Alors qu’il est en convalescence, Hugo Hare se bat pour obtenir des réponses sur les causes de cet incendie dévastateur. « Pourquoi ces mousses-là, pourquoi fermer les issues de secours, pourquoi il n’y a pas eu de contrôle ? Pourquoi l’argent est prioritaire à la vie ? », interroge-t-il, exprimant sa colère face à ce qu’il perçoit comme un manquement flagrant aux normes de sécurité. Il a d’ores et déjà décidé de porter plainte contre X, espérant ainsi faire la lumière sur cette tragédie.
Le jeune homme, qui évolue au sein de l’équipe réserve de Quevilly-Rouen Métropole, incarne une voix de la résilience. Son expérience résonne comme un appel à l’action pour renforcer les mesures de sécurité dans les lieux publics. Il rappelle que derrière chaque chiffre, chaque victime, se cache une histoire, une vie brisée par la négligence.
Hugo Hare représente également tous ceux qui ont été touchés par cet incendie. Son témoignage poignant est un puissant rappel que la sécurité des individus doit toujours primer sur les considérations financières. Alors qu’il continue son rétablissement, il espère que son histoire contribuera à faire évoluer les mentalités et à améliorer les normes de sécurité, afin que de telles tragédies ne se reproduisent plus.
Le parcours de guérison de Hugo est loin d’être achevé, mais sa détermination à comprendre et à faire changer les choses est un exemple de courage face à l’adversité. En attendant des réponses et avec l’espoir de voir justice rendue, il demeure un symbole de force pour tous ceux qui ont souffert des conséquences de cet incendie tragique.