Discours marquant de Golshifteh Farahani aux César 2026 : un cri pour l’Iran

La 51e cérémonie des César, qui s’est tenue à l’Olympia et a été diffusée sur Canal+, a été marquée par une intervention poignante de l’actrice franco-iranienne Golshifteh Farahani. En remettant le prix du Meilleur scénario, elle a utilisé la scène pour transmettre un message fort concernant la situation actuelle en Iran, captivant ainsi l’attention de l’ensemble du monde du cinéma français.

EN BREF

  • Golshifteh Farahani a prononcé un discours engagé sur la répression en Iran.
  • Elle a salué le courage du réalisateur Jafar Panahi, emprisonné pour ses convictions.
  • Son intervention a suscité une longue ovation, marquant les esprits lors de la cérémonie.

Dans une salle qualifiée d’« étincelante », Golshifteh Farahani a ouvert son discours en déclarant : « Tout mon cœur est ailleurs, dans un pays dont les étoiles ont été réduites en poussière, en sang ou forcées au silence. » Cette déclaration a résonné comme un véritable cri de désespoir face à la situation en Iran, où la répression continue d’affecter des milliers de vies innocentes.

Au moment d’évoquer les nommés pour le prix, Farahani a profité de l’occasion pour rendre hommage au réalisateur iranien Jafar Panahi, en lice pour le César du Meilleur scénario pour son film Un simple accident. Elle a souligné son courage en disant : « Jafar est l’un des plus grands symboles de la résistance au cinéma. Il a été emprisonné et interdit de filmer. Pourtant, il a continué à créer sous la tyrannie et la censure. » La mention de Panahi, qui était présent dans la salle, a suscité une chaleureuse ovation de la part du public.

Dans un moment particulièrement émouvant, Farahani a dénoncé la violence du régime iranien, affirmant : « Récemment, le régime a tué des dizaines de milliers de personnes de la manière la plus brutale. Beaucoup d’autres ont été blessées, arrêtées, torturées. Le pays tout entier est en deuil. Des milliers de vies innocentes ont été arrachées. » Son discours a été ponctué de silences pesants, témoignant de l’impact émotionnel de ses mots.

Elle a ensuite évoqué la résilience des survivants, déclarant avec force : « Les survivants dansent pour que les bourreaux sachent une chose : ils peuvent tuer les corps mais jamais atteindre les âmes. » Cette phrase, empreinte d’espoir, a résonné dans la salle, rappelant à chacun la force indomptable de l’esprit humain face à l’oppression.

Malgré la gravité de son propos, Farahani a réussi à conclure sur une note d’espoir, affirmant : « Le peuple iranien se bat depuis des décennies pour sa liberté. Il finira par gagner, parce que la quête de la liberté bat au cœur de l’être humain et un cœur vivant ne se soumet jamais. » Un message puissant qui a marqué cette cérémonie des César 2026, laissant une empreinte indélébile dans les mémoires.

Après la victoire de Farahani, l’acteur Pierre Lottin a également pris la parole pour évoquer la situation difficile en Iran, soulignant l’importance de faire entendre la voix des opprimés dans le monde du cinéma et au-delà.