Évolution de l’enquête sur la mort d’Émile : prélèvements ADN en cours au Haut-Vernet

La disparition d’Émile, un garçon de deux ans et demi, a suscité une vague d’émotions et de préoccupations au sein de la communauté du Haut-Vernet, dans les Alpes-de-Haute-Provence. Alors que l’enquête se poursuit, un nouveau développement majeur vient d’émerger : des prélèvements ADN sont en cours pour tenter d’identifier les circonstances de sa mort tragique.

EN BREF

  • Des analyses ADN sont en cours pour établir des liens avec la dépouille d’Émile.
  • Les habitants du Haut-Vernet et de possibles témoins sont soumis à des tests ADN.
  • Des perquisitions ont été effectuées chez les grands-parents d’Émile pour approfondir l’enquête.

Le crâne et les ossements retrouvés récemment ont permis aux experts médico-légaux de déterminer que le jeune Émile avait subi un traumatisme facial violent, suggérant l’intervention d’un tiers. Jean-Luc Blachon, procureur de la République d’Aix-en-Provence, a précisé que la piste familiale n’était pas complètement écartée, incitant à poursuivre les investigations.

Les juges d’instruction, chargés de l’affaire, ont démarré une large campagne de prélèvements ADN. Ces tests concernent non seulement les résidents permanents du hameau, mais également les propriétaires de résidences secondaires et les visiteurs présents aux alentours de la dernière apparition d’Émile, le 8 juillet 2023. Ces efforts visent à recouper les échantillons avec les éléments génétiques trouvés sur les restes du petit garçon.

À noter que les membres de la famille d’Émile ont déjà fourni leur ADN lors des premières phases de l’enquête et ne sont donc pas inclus dans cette nouvelle campagne. Parallèlement, des perquisitions ont été menées chez les grands-parents maternels d’Émile, Anne et Philippe Vedovini, au cours desquelles certains éléments ont été saisis. Ces actions soulèvent de nombreuses questions quant à la dynamique familiale et aux circonstances entourant la disparition de l’enfant.

En décembre dernier, Anne, Philippe et deux de leurs enfants, Maximin et sa sœur, avaient été placés en garde à vue dans le cadre de l’enquête pour homicide volontaire et recel de cadavre, avant d’être relâchés faute de preuves suffisantes. Cette situation a contribué à alimenter les spéculations et les tensions au sein de la communauté.

De leur côté, la famille Soleil, parents d’Émile, réclame des fouilles supplémentaires dans des bâtiments agricoles de la région, arguant qu’ils n’ont pas été suffisamment explorés. Cette demande témoigne de l’intensité des émotions et de l’engagement de la famille dans la quête de vérité concernant les circonstances de la mort de leur fils.

Alors que l’enquête continue, la communauté du Haut-Vernet reste dans l’attente de réponses. Les prélèvements ADN pourraient s’avérer cruciaux pour faire la lumière sur cette affaire tragique, dont les répercussions se font sentir bien au-delà des frontières de ce petit hameau.