Le procès en appel d’Isabelle Adjani, actrice renommée, a été renvoyé au 1er avril 2024. Cette affaire, qui soulève des questions complexes sur la fraude fiscale, a débuté ce vendredi à Paris. La défense d’Adjani, composée de cinq avocats, a contesté la recevabilité d’un élément de preuve crucial, mettant ainsi en lumière des enjeux juridiques significatifs.
EN BREF
- Le procès en appel d’Isabelle Adjani a été reporté au 1er avril 2024.
- La défense soulève une question de nullité concernant un élément de preuve.
- Adjani, déjà condamnée en première instance, assure sa présence à la prochaine audience.
Lors de la première audience, Isabelle Adjani a souligné qu’elle était « à l’écoute attentive de la cour ». Habillée d’un tailleur noir ample et arborant sa chevelure d’ébène, l’actrice a montré une volonté de coopérer avec les autorités judiciaires. Contrairement à son premier procès, où elle était absente, elle a promis d’être présente pour la prochaine date fixée.
En première instance, Adjani avait été condamnée à deux ans de prison avec sursis et à une amende de 250 000 euros. Les accusations portées contre elle incluent une tentative de fraude fiscale par le biais d’une domiciliation frauduleuse au Portugal, permettant d’éluder 236 000 euros d’impôts sur le revenu entre 2016 et 2017. Ces manœuvres ont été révélées dans le cadre d’une enquête qui a débuté après l’apparition de son nom dans les Panama Papers.
Les avocats de l’actrice, dont Me David Lepidi, ont fait valoir des « moyens de nullité sérieux » qui touchent à l’ordre public. Ils ont également indiqué qu’Adjani avait agi sous de « mauvais conseils », ce qui a conduit à des erreurs dans ses déclarations fiscales. Il est important de noter que, dans cette affaire, la défense met l’accent sur le fait que l’artiste n’a pas cherché à dissimuler ses revenus de manière intentionnelle.
Un autre point de contention dans cette affaire concerne une somme de deux millions d’euros reçue par Adjani en 2013 de la part de Mamadou Diagna NDiaye, un homme d’affaires sénégalais. Le tribunal a jugé que cette somme, présentée comme un prêt, était en réalité une « donation déguisée ». Cette décision a été prise dans le contexte où la prévenue, alors en difficulté financière, aurait évité une taxe de 1,2 million d’euros grâce à cette opération.
Enfin, Adjani a également été reconnue coupable de blanchiment d’argent pour avoir transféré 119 000 euros via un compte non déclaré aux États-Unis vers le Portugal. Le tribunal a conclu que cette opération visait à dissimuler l’origine et la destination des fonds, renforçant ainsi les accusations portées contre elle.
Dans cette affaire, l’issue du procès en appel sera scrutée de près, tant par les médias que par le public, compte tenu de la notoriété d’Isabelle Adjani. Cette situation soulève des questions cruciales sur la responsabilité fiscale des personnalités publiques et sur la nécessité d’une transparence accrue dans les affaires financières.
Alors que le 1er avril approche, la défense d’Adjani espère que les arguments juridiques présentés permettront de renverser la décision de première instance. L’actrice, quant à elle, continue de faire face à cette épreuve avec détermination.