Un potager de 50 m² : comment économiser 500 € par an en évitant des erreurs fiscales

Alors que les prix des denrées alimentaires continuent d’augmenter, de nombreuses familles se tournent vers le jardinage comme solution pour alléger leur budget. Un potager de 50 mètres carrés pourrait en effet permettre d’économiser jusqu’à 520 € par an, selon une étude réalisée par Trucmania pour Ouest-France. Toutefois, il est essentiel de bien gérer cet espace pour éviter des erreurs fiscales qui pourraient annuler ces économies.

EN BREF

  • Un potager de 50 m² peut générer des économies de 520 € par an.
  • Les revenus de la vente de surplus peuvent être exonérés d’impôt sous certaines conditions.
  • Des crédits d’impôt sont disponibles pour les travaux liés au jardinage.

La gestion d’un potager de 50 m² s’avère être un bon compromis pour les familles souhaitant produire leurs propres légumes sans y consacrer trop de temps. En cultivant ce terrain de mars à octobre, les jardiniers amateurs peuvent largement compenser leurs dépenses en légumes frais, en particulier ceux issus de l’agriculture biologique. Les économies réalisées proviennent principalement de la réduction des achats en magasin, évitant ainsi les marges appliquées par les intermédiaires et les frais de transport.

Pour atteindre ces économies, Trucmania recommande de privilégier des cultures considérées comme « rentables », telles que les herbes aromatiques (basilic, persil, coriandre), ainsi que certains légumes-fruits comme les tomates, les courgettes et les poivrons. Les salades à couper, qui repoussent après récolte, sont également à privilégier. En revanche, il est préférable d’éviter les pommes de terre et oignons, qui nécessitent beaucoup d’espace et sont moins coûteux à l’achat.

Une fois la récolte abondante, plusieurs options s’offrent à vous. Si vous avez plus de légumes que nécessaire, le don pourrait sembler une bonne idée. Cependant, les Banques alimentaires ne peuvent pas récupérer directement des produits frais pour des raisons de traçabilité, comme l’explique une représentante de cette organisation. En revanche, vous pouvez vendre les surplus de votre potager, à condition que celui-ci soit attenant à votre domicile et ne dépasse pas 500 m². Dans ce cas, les recettes sont considérées comme une activité accessoire non imposable, tant qu’elles ne deviennent pas votre principale source de revenus.

Il est crucial de respecter ces conditions, car si l’une d’elles n’est pas remplie, les revenus issus de la vente de vos récoltes seront alors considérés comme des revenus agricoles et soumis à l’impôt. En fonction de votre situation, vous pourriez être soumis au régime micro-BA si vos recettes ne dépassent pas 91 000 euros hors taxes sur trois années consécutives.

Pour optimiser la rentabilité de votre potager, il existe également des possibilités de crédits d’impôt pour les travaux effectués à domicile. Selon Maison & Travaux, des dépenses engagées pour des travaux à domicile ou au jardin peuvent donner droit à un crédit d’impôt de 50 % dans la limite de 12 000 € par an, pouvant aller jusqu’à 15 000 € en fonction des travaux réalisés. Pour des petits travaux de jardinage, un plafond spécifique de 5 000 € par an et par foyer s’applique, soit jusqu’à 2 500 € de crédit d’impôt.

Il est important de déclarer ces dépenses en case 7DB du formulaire RICI, en indiquant le nom de l’organisme intervenant. Trucmania met également en garde contre certains pièges : acheter tous ses plants en godets, par exemple, peut coûter cher, alors qu’un sachet de graines est souvent beaucoup plus économique. De même, investir dans du matériel motorisé n’est pas nécessaire pour entretenir un potager de cette taille, où une simple bêche et un râteau suffisent.

Enfin, il ne faut pas négliger les coûts liés à l’eau. L’installation d’un récupérateur d’eau de pluie et l’utilisation de paillage avec des tontes ou des feuilles peuvent considérablement diminuer les besoins en arrosage. C’est en faisant ces choix judicieux que l’on peut espérer réaliser des économies significatives et s’approcher des 500 € par an.