Lors d’une audition devant une commission d’enquête parlementaire, l’ancien président américain Bill Clinton a affirmé qu’il n’avait jamais eu connaissance des crimes sexuels commis par son ancien ami, Jeffrey Epstein. Cette déclaration a été faite vendredi, alors qu’il était interrogé sur ses relations passées avec le financier controversé.
EN BREF
- Bill Clinton a nié toute connaissance des crimes d’Epstein lors d’une audition.
- James Comer, président de la commission, a exprimé de nombreuses interrogations.
- Les démocrates souhaitent également interroger Donald Trump sur le dossier Epstein.
Dans ses déclarations, Bill Clinton a insisté sur le fait qu’il n’avait « rien vu et rien fait de mal ». Il a précisé qu’il avait pris ses distances avec Epstein bien avant la mort de ce dernier en prison en 2019. Le président de la commission, James Comer, a rappelé que Clinton avait voyagé à plusieurs reprises à bord du jet privé d’Epstein et que ce dernier avait été accueilli à la Maison Blanche à plusieurs reprises durant son mandat.
Les membres de la commission, dont des élus démocrates, ont également pris la parole pour demander des éclaircissements et ont réclamé l’audition de Donald Trump. Suhas Subramanyam, un des membres de la commission, a déclaré que « nous nous adressons aujourd’hui au mauvais président », soulignant que Trump aurait joué un rôle dans l’obstruction de l’enquête.
Les images récemment publiées montrent Bill Clinton en compagnie d’Epstein lors d’événements divers, y compris dans des contextes privés. Bien qu’il ait été mentionné à plusieurs reprises dans le cadre des enquêtes sur Epstein, aucun fait répréhensible n’a été établi à son encontre. Clinton a réaffirmé qu’il ignorait tout des activités criminelles d’Epstein, qui avait plaidé coupable en 2008 pour sollicitation de prostitution de mineure.
Hillary Clinton, l’ancienne secrétaire d’État et épouse de Bill Clinton, a également été entendue par la commission. Elle a déclaré n’avoir jamais rencontré Epstein et a critiqué la commission pour ne pas avoir interrogé Trump. Elle a souligné que si la commission cherchait réellement à faire la lumière sur les crimes d’Epstein, elle aurait dû s’adresser au président actuel.
Les tensions au sein de la commission sont palpables, avec des désaccords sur l’interprétation des propos de Bill Clinton. James Comer a affirmé que Clinton avait exonéré Trump, tandis que les démocrates estiment qu’il a fourni des informations supplémentaires sur le président actuel. Ces auditions s’inscrivent dans un contexte de révélations croissantes concernant les personnalités liées à Epstein, entraînant une vague d’enquêtes et de démissions à l’échelle mondiale.
Alors que la commission continue ses travaux, les époux Clinton ont dû faire face à une pression considérable. Après avoir initialement refusé de témoigner, ils ont finalement accepté d’être entendus sous la menace de poursuites pour obstruction. Les enregistrements de leurs témoignages devraient être rendus publics prochainement, mais la commission a jusqu’à présent refusé de rendre ces auditions accessibles au public.
Dans une déclaration avant son déplacement au Texas, Donald Trump a indiqué qu’il avait de l’estime pour Bill Clinton et qu’il n’appréciait pas de le voir interrogé sous serment. Ce contexte politique complexe montre l’ampleur des ramifications de l’affaire Epstein, touchant de nombreux acteurs politiques et soulignant les enjeux entourant les enquêtes en cours.