Donald Trump appelle à un soulèvement en Iran lors d’une campagne militaire

Le président américain Donald Trump a récemment changé de ton concernant la situation en Iran. Lors d’une campagne militaire significative, il a encouragé un soulèvement populaire contre le régime en place, faisant fi de ses précédentes positions sur l’interventionnisme. Ce retournement fait écho aux récentes manifestations en Iran, brutalement réprimées.

EN BREF

  • Donald Trump lance un appel à la révolte contre le régime iranien.
  • Une campagne militaire conjointe avec Israël est en cours.
  • Les conséquences d’un changement de régime sont incertaines.

Dans un message vidéo diffusé samedi, Donald Trump a exhorté les Iraniens à « s’emparer du pouvoir », leur promettant une assistance dans leur lutte pour renverser la République islamique. « Lorsque nous aurons fini, ce sera à vous de le faire. Cela sera probablement votre seule chance pour des générations à venir », a-t-il déclaré, signalant un changement notable dans son approche.

Ce revirement fait suite à des événements tragiques survenus en janvier, où des manifestations ont été réprimées avec une violence extrême, entraînant la mort de milliers de civils. Trump a souvent évoqué le chiffre de 32 000 manifestants tués, renforçant ainsi son appel à l’action. Pour soutenir ses déclarations, il a déployé un dispositif militaire important au Moyen-Orient, le plus conséquent depuis l’invasion de l’Irak en 2003.

Dans une démarche parallèlement orchestrée, Reza Pahlavi, fils du dernier roi d’Iran, vivant en exil, a exprimé sa confiance en une « victoire finale » sur le régime actuel, incitant les Iraniens à se préparer à agir « au moment opportun ».

Les frappes militaires ciblent des « cibles de haut rang », bien que les détails restent flous. Selon des informations non confirmées, des figures notables telles que l’ayatollah Ali Khamenei pourraient avoir été visées. Cependant, le ministre iranien des Affaires étrangères a affirmé que Khamenei était toujours en vie, soulignant l’incertitude qui entoure la situation.

Jusqu’à récemment, Trump oscillait entre une approche diplomatique et la menace de frappes militaires « limitées » si les discussions concernant le programme nucléaire iranien échouaient. Ce changement de cap surprend, car il va à l’encontre de ses précédentes déclarations, où il prônait une réticence à s’engager dans des conflits étrangers.

Un expert de l’Institut du Moyen-Orient, Alex Vatanka, a commenté que l’objectif ultime des États-Unis et d’Israël pourrait être de voir le régime iranien s’effondrer, considérant que ce moment pourrait être idéal pour intervenir. « Le régime clérical est extrêmement impopulaire en Iran », a-t-il noté, suggérant que la Maison Blanche pourrait considérer cela comme une opportunité historique.

En mai, lors d’un discours à Ryad, Trump avait pris ses distances avec l’interventionnisme, affirmant que les États-Unis ne devraient plus dicter aux autres nations leur mode de gouvernance. Cette nouvelle dynamique soulève des questions sur les implications d’un changement de régime, notamment ce qui pourrait advenir en Iran si le régime actuel venait à tomber.

Le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, a reconnu que l’avenir après un éventuel effondrement du régime était incertain, soulignant le besoin d’un interlocuteur avec qui dialoguer. Pendant ce temps, l’opposition démocrate critique les objectifs de Trump, les qualifiant de prétextes à une guerre prolongée.

Les tensions montent, et des voix au sein de son propre camp, comme celle de l’ancienne élue républicaine Marjorie Taylor Greene, dénoncent une trahison de sa base électorale, qui avait voté pour une politique d’isolement et de non-intervention. L’avenir de l’Iran et la stratégie américaine dans la région demeurent donc des sujets de préoccupation croissante.