Des vidéos d’explosions à Dubaï et des influenceurs français en détresse font le tour des réseaux sociaux. En quelques heures, leurs stories, montrant des familles coincées alors que l’aéroport fermait et que l’espace aérien était paralysé, ont suscité une réaction vive en France. Nombreux sont ceux qui rappellent que ces créateurs de contenu ont quitté l’Hexagone pour des raisons fiscales, créant un sentiment ambivalent face à leurs appels à l’aide.
EN BREF
- Des influenceurs français sont bloqués à Dubaï suite à des tensions géopolitiques.
- Polska, chroniqueuse, prend la défense des expatriés face aux critiques.
- Les réactions en France oscillent entre moqueries et appels à l’aide.
La situation a pris une tournure dramatique après la riposte iranienne à l’offensive israélo-américaine. Des missiles ont été tirés vers plusieurs pays du Golfe, dont les Émirats arabes unis, entraînant la fermeture de l’espace aérien. De nombreux touristes, travailleurs expatriés et influenceurs français se retrouvent donc bloqués à Dubaï.
Parmi ces influenceurs, Maeva Ghennam a partagé des vidéos effrayantes sur les réseaux sociaux, décrivant ce qu’elle considère comme des frappes depuis sa fenêtre. Dans une story, elle implore : « Si jamais il y a une grande guerre, il faut partir. On est Français. La France, protégez-nous. » Pendant ce temps, d’autres continuent à promouvoir des produits, une attitude qui choque une partie du public.
Polska, connue pour son franc-parler sur les plateaux de Cyril Hanouna, a décidé de défendre ces expatriés. Elle a exprimé sa frustration face aux moqueries qui fusent sur les réseaux : « Les influenceurs qui sont partis à Dubaï pour esquiver les impôts, bah c’est comment ? Bien fait pour vous. Est-ce qu’ils méritent de mourir ? Cela ne va pas d’être mauvais comme ça ? », a-t-elle déclaré dans une vidéo.
Elle souligne également qu’elle se sent souvent moins en sécurité à Paris qu’à Dubaï, évoquant des agressions dans les transports en commun. Pour elle, la jalousie joue un rôle central dans cette vindicte contre les influenceurs : « Je pense que si les gens touchaient ce salaire, ils auraient fait ça aussi. »
Sur les ondes, les avis divergent. Certains, comme le cheminot Bruno Poncet, se moquent des influenceurs en disant : « Ça me fait bien rigoler ces influenceurs qui se vantent d’être partis, de ne pas payer d’impôts en France et qui crachent souvent sur la France. Aujourd’hui, ils demandent qu’on vienne les chercher. » D’autres, comme Joëlle Dago-Serry, plaident pour un retour organisé pour tous les Français coincés.
En revanche, Vincent Moscato, ancien rugbyman également bloqué à Dubaï, adopte une position différente. Il refuse de se joindre aux plaintes publiques : « On ne sait pas quand on va rentrer. On ne demande rien au gouvernement, on est là, on va s’en sortir, on va rentrer tranquille. Les influenceurs qui veulent faire du drama, vous nous faites honte ! » Polska, pour sa part, insiste sur l’importance d’une réponse empathique, quelle que soit la situation fiscale des concernés.
Ce débat révèle des fractures profondes dans la société française, où les choix fiscaux des influenceurs suscitent autant d’admiration que de mépris. La crise actuelle pourrait bien marquer un tournant dans la perception des créateurs de contenu et de leur place dans l’espace public.