Ce mardi 3 mars, Téhéran a été le théâtre de nouvelles explosions retentissantes, marquant le quatrième jour d’un conflit armé déclenché par Israël et les États-Unis. Les tensions s’intensifient alors que des frappes israélo-américaines ont ciblé des infrastructures clés de la capitale iranienne, notamment l’aéroport Mehrabad.
EN BREF
- Des frappes israélo-américaines touchent Téhéran, dont l’aéroport Mehrabad.
- Des milliers de civils fuient la ville, alors que des explosions résonnent.
- Des tensions croissantes entre l’Iran et ses voisins du Golfe exacerbent la situation.
Les médias iraniens rapportent que l’aéroport Mehrabad, principalement dédié aux vols domestiques, a subi des attaques ce mardi. Des images publiées par l’agence de presse Mehr montrent un nuage de fumée s’élevant d’une zone proche de l’aéroport, confirmant les frappes israélo-américaines. Le président américain, Donald Trump, a pour sa part affirmé sur son réseau Truth Social que les forces iraniennes étaient désormais « anéanties » et qu’il était « trop tard » pour des discussions.
Les conséquences de cette escalade sont alarmantes. Samireh, une infirmière de 33 ans, témoigne de son inquiétude : « J’ai peur de marcher dans les rues désertes car les bombes continuent de tomber du ciel. » La population de Téhéran, qui compte habituellement environ 10 millions d’habitants, semble avoir déserté la ville, rendant les rues presque vides.
Le gouvernement iranien a appelé la population à quitter Téhéran « en gardant leur calme », une mesure qui reflète la gravité de la situation. Des vidéos diffusées par Tasnim montrent des explosions survenant dans des zones stratégiques, dont le centre de la capitale où se situent de nombreux bâtiments gouvernementaux. Les frappes israéliennes ont également touché d’autres sites, y compris Qom, où se trouve l’institution chargée d’élire un nouveau guide suprême.
Benjamin Netanyahu, le Premier ministre israélien, a déclaré que son pays poursuivrait ses frappes « avec force ». Dans le même temps, l’armée israélienne a affirmé avoir démantelé des infrastructures médiatiques iraniennes, tout en continuant ses opérations au Liban contre le Hezbollah.
La riposte iranienne est également en cours. Des attaques ont été lancées contre des installations américaines et alliées dans la région. À Riyad, la capitale saoudienne, des détonations ont été entendues, conduisant à la fermeture de l’ambassade américaine après une attaque de drone. Des installations pétrolières aux Émirats et à Oman ont également été ciblées, intensifiant le climat de tension dans la région.
Les pertes humaines sont dramatiques. Le Pentagone a annoncé la mort de six militaires américains, tandis qu’en Israël, des frappes iraniennes ont causé la mort de dix personnes. En Iran, le Croissant-Rouge a fait état de plus de 780 morts depuis le début des hostilités, un chiffre alarmant qui nécessite une vérification indépendante.
Alors que la guerre s’intensifie, les déplacements de populations se multiplient, avec au moins 30 000 personnes déplacées au Liban, selon les estimations de l’ONU. La situation humanitaire pourrait se détériorer davantage si les frappes continuent et que les tensions régionales perdurent.
Face à cette escalade, la communauté internationale observe avec inquiétude. Les conséquences de ce conflit pourraient avoir des répercussions bien au-delà des frontières iraniennes, affectant la stabilité de toute la région du Moyen-Orient.