Le producteur de musique Michel Zecler a décidé de briser le silence concernant son agression survenue en novembre 2020, alors qu’il se rendait dans son studio à Paris. À l’approche du procès de trois policiers impliqués dans cette affaire, il revient sur les événements traumatisants qui ont marqué sa vie.
EN BREF
- Michel Zecler témoigne six ans après son agression par des policiers à Paris.
- Il évoque des blessures graves et des séquelles psychologiques persistantes.
- Le procès des policiers se tiendra du 9 au 19 novembre 2026.
Les faits remontent à novembre 2020, lorsque Michel Zecler a été suivi par un homme en civil, qui s’est avéré être un policier. Ce dernier a été rejoint par deux collègues, tous en uniforme, et l’agression a rapidement dégénéré. Le producteur raconte avoir été roué de coups, insulté de manière raciste et menacé de mort, une expérience qu’il décrit comme terrifiante. « J’ai eu très peur de mourir, » confie-t-il dans une interview accordée à Melty.
Les séquelles de cette agression sont encore présentes. « J’ai subi plusieurs blessures, notamment des hématomes sur tout le corps et une ouverture au niveau du crâne due aux coups de matraques, » précise-t-il. Michel Zecler souffre aujourd’hui de douleurs persistantes, notamment à un bras, conséquence d’une blessure au tendon. Ces souvenirs douloureux sont ravivés à l’approche du procès des policiers, qui se tiendra du 9 au 19 novembre 2026.
À l’époque de l’agression, les policiers avaient justifié leur intervention par une « forte odeur de cannabis » et le non-respect du port du masque, alors obligatoire en raison de la pandémie de Covid-19. Cependant, les vidéos de surveillance du studio de Michel Zecler ont contredit cette version. Ces images, diffusées par le média Loopsider, ont montré les policiers frappant le producteur à de multiples reprises, suscitant une onde de choc au sein de l’opinion publique.
La justice a pris en compte ces éléments et a engagé des poursuites contre les policiers pour violences, insultes et faux en écriture. « Cela fait cinq ans que j’attends la fin de cette procédure, » déclare-t-il, soulignant l’impact durable de cette expérience sur sa vie.
Si la gravité des faits et le caractère raciste de l’agression ont été mis en lumière, le procès à venir représente une étape cruciale pour Michel Zecler. Il espère que la justice sera rendue et que son histoire pourra contribuer à une meilleure prise en compte des violences policières. Dans un contexte où ces questions restent au cœur des débats de société, son témoignage revêt une importance particulière.
Alors que Michel Zecler continue de se battre pour obtenir réparation, son courage à témoigner doit être salué. Son expérience, marquée par une agression inacceptable, soulève des interrogations sur le rapport entre les forces de l’ordre et la population. À travers son récit, il invite à une réflexion profonde sur la nécessité de protéger les droits de tous les citoyens, indépendamment de leur origine.