Gaël Perdriau remis en liberté après sa condamnation pour chantage à la sextape

Le mercredi 1er décembre 2025, la chambre correctionnelle de la cour d’appel de Lyon a décidé de remettre en liberté l’ancien maire de Saint-Étienne, Gaël Perdriau, incarcéré depuis janvier. Cette décision intervient après sa condamnation à quatre ans de prison ferme pour chantage à la sextape. En attendant son procès en appel prévu pour juin prochain, M. Perdriau bénéficiera d’une remise en liberté sous contrôle judiciaire.

EN BREF

  • Gaël Perdriau, ex-maire de Saint-Étienne, remis en liberté sous contrôle judiciaire.
  • Il a été condamné à quatre ans de prison ferme pour chantage à la sextape.
  • Son procès en appel est fixé du 8 au 12 juin 2026.

Incarcéré depuis le 7 janvier au centre pénitentiaire de Bourg-en-Bresse, Gaël Perdriau a sollicité sa remise en liberté, une demande soutenue par son avocat, Me Jean-Félix Luciani. La cour a suivi les réquisitions de l’avocat général, qui a affirmé que l’ancien maire présentait peu de risques de fuite ou de récidive. Cette décision permet à M. Perdriau de préparer sa défense de manière adéquate, tout en respectant des conditions strictes.

En plus de l’interdiction d’entrer en contact avec les autres protagonistes de l’affaire, il ne pourra pas quitter le territoire et devra se présenter tous les quinze jours au commissariat de Saint-Étienne. Me Luciani a exprimé un sentiment de soulagement pour la famille de son client, qui doit faire face à des difficultés financières importantes.

Lors de son audience, Gaël Perdriau, âgé de 53 ans, a déclaré par visioconférence : « Je respecterai comme je l’ai toujours fait les conditions qui me seront imposées ». Son avocat a également souligné qu’il avait une promesse d’embauche à partir du 1er avril, ce qui pourrait contribuer à stabiliser sa situation financière.

Pour rappel, Gaël Perdriau a été condamné le 1er décembre à cinq ans de prison, dont quatre fermes, et à cinq ans d’inéligibilité pour avoir orchestré un chantage impliquant une vidéo compromettante de son rival politique, Gilles Artigues. Ce dernier avait été filmé à son insu en compagnie d’un prostitué dans une chambre d’hôtel. La vidéo avait été utilisée pour faire pression sur lui, et les fonds pour la mise en place de ce piège avaient été détournés de l’argent public.

La situation de M. Perdriau a entraîné sa démission de tous ses mandats dans les jours qui ont suivi sa condamnation. Bien qu’il conteste les faits, il devra faire face à son procès en appel qui se déroulera du 8 au 12 juin 2026.

En parallèle, la cour a également ordonné la mise en liberté de Gilles Rossary-Lenglet, condamné pour son rôle dans cette affaire, en raison de problèmes de santé. Il sera aussi soumis à un contrôle judiciaire. Les deux autres condamnés, Pierre Gauttieri et Samy-Kéfi-Jérôme, également impliqués dans cette affaire, purgent des peines de prison ferme.

Cette affaire soulève des questions importantes sur l’éthique et le comportement des élus, ainsi que sur la gestion des fonds publics. La décision de la cour d’appel marque une nouvelle étape dans un dossier qui continue de susciter l’attention du public et des médias.