Avant de s’installer à Dubaï, Nicolas Anelka avait marqué les esprits avec une polémique qui a fait couler beaucoup d’encre : sa fameuse quenelle réalisée lors d’un match de Premier League. L’ancien attaquant français, désormais éloigné des feux de la rampe, a partagé des réflexions sur cet épisode marquant de sa carrière.
EN BREF
- Nicolas Anelka se remémore sa quenelle controversée faite en 2013.
- La célébration lui a valu une suspension de cinq matchs et une amende de 100 000 euros.
- Le documentaire « Anelka : l’incompris » explore les polémiques de sa carrière.
Dans le documentaire Anelka : l’incompris, diffusé sur Netflix en 2020, Nicolas Anelka s’exprime sur sa carrière, notamment sur sa célébration de but à West Bromwich Albion. En décembre 2013, après avoir marqué, il exécute une quenelle, un geste controversé popularisé par l’humoriste Dieudonné. Ce geste, qu’il a qualifié de clin d’œil à son ancien entraîneur Steve Clarke, a eu des répercussions considérables. Anelka a déclaré : « Quand je fais la quenelle, c’est pour Steve Clarke… tiens, prends-la, là où je pense. »
Cette célébration n’est pas passée inaperçue. La Fédération anglaise de football lui a infligé une suspension de cinq matchs et une amende de 100 000 euros, une sanction qui a mis un terme brutal à sa carrière en Premier League. La quenelle, perçue par certains comme un salut nazi inversé, a été largement dénoncée, entraînant une onde de choc médiatique et politique en France.
La réaction à cette affaire a été immédiate et intense. Des associations comme la LICRA et de nombreux responsables politiques ont condamné le geste d’Anelka, le qualifiant d’antisémite. La « quenelle de Nicolas Anelka » est rapidement devenue un sujet de débat au-delà du football, illustrant comment un geste sur le terrain peut avoir des répercussions profondes sur la réputation d’un joueur.
Au-delà de cette polémique, le documentaire explore également comment Anelka se sentait étiqueté différemment à cause de ses origines sociales. Il s’interroge sur l’utilisation de l’expression « clan Anelka » par certains médias, soulignant que cela ne s’appliquerait pas de la même manière à d’autres joueurs. « Quand ce sont des mecs de cité, c’est un clan, » a-t-il affirmé, illustrant les préjugés dont il a été victime.
Thierry Henry, dans le même documentaire, a résumé le talent d’Anelka en ces termes : « c’était le plus doué, il avait un don. » Cette dichotomie entre un talent exceptionnel et des conflits répétés nourrit l’image d’un joueur en quête d’acceptation, qui ne se sent jamais jugé uniquement sur ses performances sur le terrain.
Le film aborde également d’autres crises marquantes de la carrière d’Anelka, comme l’affaire du bus de Knysna. En 2010, il avait déjà exprimé son mécontentement face à la couverture médiatique, affirmant : « Si j’avais dit ce qui est sorti dans la presse, j’aurais assumé. » Ce mécanisme de provocation, de réaction médiatique et de recherche de contrôle sur son récit se retrouve dans son parcours, même dans son nouveau refuge à Dubaï.
En choisissant de s’éloigner du tumulte médiatique, Anelka semble chercher une forme de paix, tout en restant conscient que son passé ne le lâchera jamais totalement. Sa carrière, marquée par des succès indéniables et des controverses retentissantes, continue de susciter l’intérêt et la réflexion.