Récemment, une couverture du magazine Télérama a suscité de vives réactions au sein du milieu cinématographique français. Ce numéro mettait en avant ce qu’il appelle la « liste A », une sélection d’acteurs et actrices très en demande, dont Gilles Lellouche, Pierre Niney, Jean Dujardin et Adèle Exarchopoulos. La Une a soulevé la question : « Où sont les nouvelles têtes ? », insinuant que le cinéma français s’appuie trop souvent sur les mêmes visages populaires.
EN BREF
- Gilles Lellouche répond à la polémique sur sa présence au cinéma français.
- Il estime que le cinéma regorge de nouveaux talents.
- Sa déclaration s’inscrit dans un débat plus large sur la diversité des acteurs.
Invité sur le plateau de l’émission C à vous le 4 mars, Gilles Lellouche a été interrogé sur cette controverse. Le chroniqueur Bertrand Chameroy lui a posé une question insolite : préférerait-il faire la couverture de Madame Figaro sans être à l’aise, ou celle de Télérama, qui lui reproche d’être « omniprésent » ? Avec humour, l’acteur a répondu qu’il opterait plutôt pour Madame Figaro. Toutefois, lorsqu’Anne-Elisabeth Lemoine lui a demandé s’il avait mal vécu cette couverture, Lellouche a rapidement clarifié : « Non pas du tout, je ne l’ai pas mal vécu. »
Malgré cela, Lellouche ne partage pas l’opinion du magazine sur la situation du cinéma français. Pour lui, l’industrie est loin d’être stagnante et regorge de nouvelles figures. « Où sont les nouvelles têtes ? Nous sommes dans une époque où il y a beaucoup de jeunes réalisateurs et d’acteurs, et tant mieux, » a-t-il affirmé, soulignant la richesse de la scène cinématographique actuelle.
Pour renforcer son propos, Lellouche a mentionné son propre film, L’Amour ouf, qui met en avant de nouveaux visages. « Il y avait deux principaux à l’affiche, deux adolescents que personne ne connaissait pendant une heure et demie, » a-t-il précisé, prouvant ainsi que des talents émergents sont bel et bien présents.
En outre, l’acteur a relativisé sa supposée omniprésence dans les salles obscures. « Moi, en moyenne, je fais un film par an. Il y a 250 films qui sont réalisés en France, donc cela fait 249 sans moi, » a-t-il ironisé, soulignant qu’il y a largement de la place pour d’autres acteurs.
La couverture de Télérama a également suscité la réaction de Pierre Niney, qui fait partie des acteurs mentionnés. Sur Instagram, il a répondu avec ironie : « Plot twist : j’ai tourné dans 2 films en 3 ans. » Ce commentaire met en lumière un agacement partagé par certains acteurs face à l’idée que le paysage cinématographique français soit dominé par les mêmes visages.
Ce débat sur la diversité des acteurs et actrices dans le cinéma français, soulevé par la couverture de Télérama, semble mettre en exergue une réalité plus complexe. Les intervenants, tels que Gilles Lellouche et Pierre Niney, rappellent que le secteur est en pleine évolution et que de nouveaux talents continuent de faire leur apparition sur le devant de la scène.