Dans un entretien accordé au site américain Axios, Donald Trump a exprimé son souhait de jouer un rôle actif dans la détermination du futur dirigeant de l’Iran, suite à la mort du guide suprême Ali Khamenei. Le président américain a souligné que l’envoi de troupes au sol serait une « perte de temps », mais qu’il se considère en position d’influencer le processus de succession.
EN BREF
- Trump veut s’impliquer dans le choix du successeur d’Ali Khamenei.
- Il rejette la candidature de Mojtaba Khamenei, son fils.
- La succession du guide suprême est une question cruciale pour l’Iran.
Ce second entretien entre Trump et Axios a permis au président américain de clarifier sa vision concernant l’avenir du pouvoir iranien. Il a affirmé qu’il est crucial pour lui de participer « personnellement » à la sélection du futur leader, tout en comparant cette implication à son rôle dans les discussions politiques au Venezuela. « Je dois être impliqué dans le choix, comme avec Delcy Rodriguez », a-t-il déclaré.
Au cours de cette discussion, Trump a évoqué le nom de Mojtaba Khamenei, souvent cité comme le successeur probable de son père. Cependant, il a exprimé son opposition à cette idée, qualifiant le fils de Khamenei de « poids plume » et indiquant qu’il n’est « pas acceptable » pour lui. Trump a insisté sur le fait que l’Iran a besoin d’un dirigeant qui puisse apporter « paix et harmonie » au pays.
Ali Khamenei, qui dirigeait la République islamique depuis 1989, a été tué le 28 février lors d’une frappe, au début de l’offensive israélo-américaine contre l’Iran. Si Mojtaba Khamenei est souvent vu comme un favori, d’autres noms, comme celui d’Hassan Khomeini, petit-fils du fondateur de la République islamique, Rouhollah Khomeini, sont également mentionnés.
La perspective d’une succession dynastique dans la République islamique suscite des inquiétudes. Trump a souligné que la question de la succession est cruciale pour l’avenir de l’Iran. « La plupart des personnes auxquelles nous pensions sont mortes… et maintenant nous avons un autre groupe. Ils sont peut-être décédés aussi… bientôt, nous ne connaîtrons plus personne », a-t-il déclaré, mettant en lumière l’incertitude qui plane sur le futur leadership iranien.
En somme, l’implication de Donald Trump dans le processus de succession en Iran soulève des questions sur les dynamiques de pouvoir dans la région et sur l’impact potentiel d’une telle implication sur les relations internationales. Alors que l’Iran se trouve à un tournant, la désignation de son prochain dirigeant pourrait redéfinir les rapports de force au Moyen-Orient et au-delà.