Le 6 mars 2026, lors d’une réunion de campagne à Perpignan, Raphaël Glucksmann, eurodéputé social-démocrate et co-président de Place Publique, a affirmé que les élections municipales à Perpignan représentent « évidemment un combat national ». Cette déclaration intervient alors que la ville est dirigée par Louis Aliot, membre du Rassemblement National (RN).
EN BREF
- Glucksmann soutient la candidate Agnès Langevine lors des municipales.
- Il considère le scrutin à Perpignan comme un combat contre l’extrême droite.
- Les soutiens de la gauche s’unissent pour contrer le RN aux élections.
Glucksmann a précisé que cette élection constitue un enjeu majeur non seulement pour Perpignan, mais également pour l’ensemble du pays. « Il est crucial d’alerter l’ensemble du pays sur ce qu’est l’extrême droite au pouvoir », a-t-il déclaré avant un meeting qui a réuni plusieurs centaines de personnes, où il était accompagné par Carole Delga, présidente du Parti Socialiste (PS) de la région Occitanie, et Boris Vallaud, chef des députés PS.
Au cours de son intervention, Glucksmann a exprimé sa conviction que la victoire du RN à Perpignan a transformé la ville en un « laboratoire » d’échecs. Il a exhorté les électeurs à faire en sorte que l’échec de Louis Aliot se traduise par un revers électoral pour le RN. « Il faut que cet échec au pouvoir se traduise en échec dans les urnes », a-t-il déclaré, convaincu que le premier tour des municipales pourrait réserver une « surprise démocratique d’ampleur » et envoyer un « message d’espoir à tout le pays ».
Parallèlement, Boris Vallaud a lancé un appel à l’unité des habitants, en les incitant à soutenir la candidate Agnès Langevine. « Nous sommes venus chercher votre soutien, votre énergie, votre esprit de résistance », a-t-il déclaré, soulignant l’importance de cette élection pour l’avenir politique de la ville.
Carole Delga a également pris la parole, appelant les électeurs à « redonner un rang national à Perpignan la catalane » en votant pour Langevine. Ce scrutin se déroule dans un contexte où plusieurs autres candidatures à gauche sont également présentes, dont celles de Mickaël Idrac et Mathias Blanc, ce dernier n’ayant pas reçu le soutien de son parti.
Un point particulièrement sensible a été évoqué par Glucksmann, qui a réitéré l’exclusion de toute union avec La France Insoumise (LFI) pour ces élections. Il a déclaré : « On ne lutte pas contre l’extrême droite avec celles et ceux qui jouent avec les noms de famille à consonance juive ou étrangère ». Cette déclaration fait écho à un incident survenu lors d’un meeting précédent, où Jean-Luc Mélenchon avait déformé le nom de Glucksmann, suscitant des réactions vives.
Cette élection municipale à Perpignan, prévue dans les prochains jours, revêt donc une importance cruciale pour les partis de gauche, qui tentent d’unir leurs forces pour contrecarrer l’influence du RN et redéfinir l’avenir politique de cette ville emblématique.