Lors d’une conférence de presse le samedi 7 mars, le président des États-Unis, Donald Trump, a fermement démenti les allégations du New York Times concernant la responsabilité de Washington dans le bombardement tragique d’une école en Iran au début de la guerre. Trump a mis en avant le « manque de précision » de l’armée iranienne comme étant la véritable cause de cette attaque.
EN BREF
- Donald Trump réfute les accusations de bombardement américain sur une école iranienne.
- Le président souligne l’imprécision des munitions iraniennes comme cause probable.
- Plus de 150 victimes, dont des enfants, selon les autorités iraniennes.
« D’après ce que j’ai observé, cela a été réalisé par l’Iran », a déclaré Trump lors d’un échange avec les journalistes à bord de l’Air Force One. Il a ajouté que les munitions iraniennes étaient souvent imprécises, insinuant ainsi que la responsabilité de la tragédie incombait au régime iranien.
Ni les États-Unis ni Israël n’ont confirmé leur implication dans cette frappe, tandis que le Pentagone a ouvert une enquête sur l’événement. Le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, a affirmé que « le seul camp qui cible des civils est l’Iran », tandis que le secrétaire d’État, Marco Rubio, a insisté sur le fait que les États-Unis ne viseraient jamais délibérément une école.
Les informations concernant le bilan des victimes restent floues. Les médias d’État iraniens rapportent que plus de 150 personnes, dont de nombreux enfants, auraient perdu la vie dans la frappe. L’UNICEF a également évoqué un chiffre de 168 écoliers tués, majoritairement des filles âgées de 7 à 12 ans.
Il convient de noter que l’AFP n’a pas pu se rendre sur les lieux pour vérifier l’ampleur des dégâts ou les circonstances exactes de l’attaque. Toutefois, une analyse préliminaire a révélé que l’école touchée se trouvait près de deux installations contrôlées par le Corps des Gardiens de la Révolution islamique (IRGC), une branche influente des forces armées iraniennes.
Le New York Times, dans son enquête, suggère que cette tragédie pourrait résulter d’un bombardement américain visant une base navale des Gardiens de la Révolution située à proximité. Le journal avance que les forces américaines sont « les plus susceptibles d’avoir mené la frappe » et exclut la possibilité d’une attaque par missile iranien sur l’école.
En outre, l’agence de presse Reuters, citant deux responsables anonymes au sein de l’administration américaine, a rapporté jeudi que des enquêteurs militaires estiment « probable » que les forces américaines soient impliquées dans cette frappe. Cette déclaration soulève des interrogations sur la transparence et la responsabilité des opérations militaires américaines dans la région.
À Genève, le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, Volker Türk, a exprimé son espoir que l’enquête américaine soit menée rapidement et de manière transparente, soulignant l’importance d’une responsabilité claire dans des incidents aussi graves.
Cette situation souligne la complexité des conflits militaires contemporains, où les accusations se multiplient et les vérités se brouillent. Alors que la communauté internationale attend des clarifications, la situation en Iran continue d’évoluer, avec des conséquences tragiques pour les civils.