L’ascension de Mojtaba Khamenei face à la guerre et à l’envolée des prix du pétrole

Le 8 mars 2026, l’Iran a connu un tournant décisif avec la nomination de Mojtaba Khamenei comme nouveau guide suprême, succédant à son père Ali Khamenei, décédé dix jours plus tôt. Cette transition intervient en pleine escalade des tensions militaires avec les États-Unis et Israël, qui ont conduit à une flambée des prix du pétrole sur les marchés mondiaux.

EN BREF

  • Mojtaba Khamenei devient le nouveau guide suprême d’Iran en pleine crise militaire.
  • Les prix du pétrole atteignent des sommets historiques, dépassant les 118 dollars le baril.
  • Les marchés mondiaux réagissent avec une forte baisse, amplifiée par les craintes d’une instabilité régionale.

La République islamique est actuellement en guerre, une situation qui provoque une réelle panique sur les marchés financiers. Les attaques menées par l’Iran sur des infrastructures pétrolières de ses voisins, notamment au Bahreïn, intensifient la crise. Le détroit d’Ormuz, passage crucial pour le transport du pétrole, est à présent menacé, ce qui accentue les craintes sur l’approvisionnement énergétique mondial.

Les Bourses européennes ont ouvert en forte baisse, avec Paris enregistrant une chute de 2,59 % et Francfort de 2,47 %. En Asie, la Bourse de Tokyo a connu un plongeon d’environ 5 %, tandis que celle de Séoul a chuté de 6 %. Cette volatilité est directement liée à la flambée des prix du pétrole, qui a enregistré une augmentation de 70 % depuis le début des hostilités le 28 février.

Face à cette situation explosive, les ministres des Finances du G7 se réunissent pour discuter des mesures à prendre, y compris l’éventualité d’utiliser les réserves stratégiques de pétrole. Donald Trump, quant à lui, défend l’idée que la guerre est justifiée pour empêcher l’Iran d’acquérir des capacités nucléaires, affirmant que les sacrifices économiques sont un prix à payer pour la sécurité.

Quant à Mojtaba Khamenei, âgé de 56 ans, il est perçu comme proche des conservateurs iraniens, ce qui lui permet de maintenir un certain soutien au sein du régime. Sa nomination a été saluée par les factions armées pro-Téhéran dans la région, qui voient en lui un garant de la continuité de la Révolution islamique. En Iran, des scènes de liesse ont été rapportées, bien que l’ombre des menaces extérieures pèse toujours sur son mandat.

Israël a d’ores et déjà annoncé que le nouveau guide suprême serait une cible. L’armée israélienne a intensifié ses frappes contre des infrastructures militaires iraniennes et a également visé des installations pétrolières, aggravant la situation. Des frappes réciproques se poursuivent, laissant présager un cycle de violence difficile à interrompre.

La population iranienne, bien que parfois enjouée par la nomination de Khamenei, exprime également une forte inquiétude face aux conséquences économiques de cette guerre. Un habitant de Téhéran a déclaré que l’air était devenu irrespirable à cause des bombardements, ajoutant: « Nous ne voulons pas qu’ils bombardent nos richesses nationales pour nous rendre encore plus pauvres. » Cette déclaration illustre bien le dilemme que traverse l’Iran, partagé entre la volonté de défendre son intégrité et le besoin urgent de protéger son économie.

Alors que la guerre continue de faire rage et que les marchés restent instables, l’avenir de l’Iran et de la région demeure incertain. Les tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis semblent vouées à perdurer, rendant la situation encore plus complexe et volatile.