Après une journée marquée par une ouverture en forte baisse, la Bourse de New York a finalement terminé sur une note positive ce lundi, grâce à des propos optimistes du président Donald Trump concernant la situation en Iran. Les indices boursiers ont répondu favorablement à ces déclarations, qui ont suscité un regain d’espoir parmi les investisseurs.
EN BREF
- Les indices boursiers américains ont terminé en hausse après des déclarations de Trump.
- Le Dow Jones a gagné 0,50 %, tandis que le Nasdaq a progressé de 1,38 %.
- Les prix du pétrole ont reculé, atténuant les craintes inflationnistes.
Donald Trump a déclaré à un journaliste de CBS que la guerre en Iran était « quasiment » finie, soulignant que le pays ne disposait plus de « marine », de « communications » ni de « force aérienne ». Ces propos ont été perçus comme un tournant, entraînant une remontée significative des indices boursiers américains, qui avaient initialement chuté de plus de 1 % en début de séance.
Art Hogan, analyste chez B. Riley Wealth Management, a commenté l’impact de ces déclarations : « Cette remarque a complètement changé la donne ». Les analystes de Briefing.com ont également noté que les indices avaient rapidement évolué en territoire positif après les commentaires de Trump.
Le président américain, qui se trouvait à Miami, a affirmé que le conflit était « très en avance » sur le calendrier qu’il avait évoqué précédemment, qui prévoyait une résolution dans un délai de quatre à cinq semaines. Toutefois, quelques minutes avant cette déclaration, le Pentagone avait averti sur X que « nous ne faisons que commencer le combat ».
Cette volatilité sur le marché boursier s’inscrit dans un contexte plus large. La Bourse américaine est sous pression depuis le début des frappes américano-israéliennes en Iran, qui ont eu lieu il y a dix jours. Les prix des hydrocarbures ont atteint des sommets, le baril de pétrole flirtant brièvement avec les 120 dollars, notamment à cause du blocage du détroit d’Ormuz, par où transite environ 20 % du pétrole mondial.
Cette flambée des prix du pétrole suscite des craintes d’une inflation accrue aux États-Unis. Cependant, la faiblesse initiale des marchés boursiers s’est atténuée grâce à une baisse des prix du pétrole, qui sont redescendus sous les 100 dollars, alimentée par des espoirs d’utilisation des réserves stratégiques de brut. Les ministres des Finances du G7 se sont dits « prêts » à agir si nécessaire pour atténuer cette flambée des prix.
Dans ce contexte, le secteur de l’énergie a été affecté, avec des géants pétroliers comme ExxonMobil et Chevron enregistrant des baisses respectives de 0,52 % et 0,29 %. En revanche, certaines entreprises du secteur de la défense, qui avaient bien performé ces derniers jours, ont également connu des baisses, comme Lockheed Martin, en recul de 1,11 %.
Sur le marché obligataire, le rendement des emprunts de l’État américain à dix ans était d’environ 4,10 %, en légère baisse par rapport à 4,14 % la veille.
Du côté des valeurs en hausse, Live Nation, le géant de l’événementiel, a vu son action grimper de 6,20 % à 165,80 dollars. L’entreprise a conclu un accord avec le ministère américain de la Justice pour mettre fin à une procédure pour pratiques anticoncurrentielles. De plus, Hims & Hers, spécialisée dans les produits de santé, a connu une flambée de plus de 40 %, atteignant 22,17 dollars, après avoir trouvé un accord avec le laboratoire danois Novo Nordisk.
Ces mouvements sur le marché boursier illustrent une fois de plus la façon dont des déclarations politiques peuvent influencer les dynamiques économiques, en particulier dans un contexte géopolitique tendu.