Le 9 mars 2026, au dixième jour du conflit au Moyen-Orient, le président américain, Donald Trump, a déclaré que les opérations contre l’Iran pourraient toucher à leur fin. Ces commentaires interviennent alors que Téhéran continue de mener des attaques de missiles et de drones dans la région. Les affirmations de Trump ont eu pour effet de faire chuter les prix du pétrole, qui avaient fortement augmenté depuis le début des hostilités.
EN BREF
- Donald Trump annonce que la guerre en Iran est « quasiment finie ».
- Israël intensifie ses frappes en ciblant des installations militaires iraniennes.
- Les attaques iraniennes continuent sur le territoire israélien et les infrastructures pétrolières du Golfe.
Lors d’une interview avec CBS, Donald Trump a affirmé que Téhéran n’avait plus de « marine », de « communications » ou de « force aérienne ». Il a qualifié le conflit de « très avancé » par rapport à ses prévisions initiales, qui évoquaient un calendrier de quatre à cinq semaines. Trump a également mentionné que « plus de 5 000 cibles avaient été atteintes » en seulement dix jours de guerre.
Le président a par ailleurs menacé de frapper l’Iran « beaucoup plus fort » si le pays tentait de bloquer l’acheminement de pétrole dans la région. « Je ne laisserai pas un régime terroriste tenir le monde en otage et tenter de stopper l’offre mondiale de pétrole », a-t-il déclaré avec fermeté. Pour endiguer la flambée des prix, il a annoncé qu’il allait lever certaines sanctions sur le pétrole, en espérant que cela pourrait contribuer à stabiliser la situation.
En parallèle, Israël a intensifié ses opérations militaires en Iran. L’armée israélienne a confirmé avoir mené une série de frappes à Téhéran, ciblant ce qu’elle a qualifié de « cibles terroristes ». Selon des sources militaires, ces frappes visaient des bases aériennes en Iran, qui seraient utilisées pour armer et financer des groupes comme le Hezbollah libanais et les rebelles houthis du Yémen.
Tandis qu’Israël intensifie ses attaques, l’Iran ne reste pas inactif. Des bombardements ont été signalés sur le territoire israélien, et Téhéran a continué d’envoyer des drones et des missiles vers des infrastructures pétrolières de ses voisins du Golfe. Des explosions ont été entendues à Doha, la capitale du Qatar, et une attaque a été confirmée à Manama, la capitale du Bahreïn, faisant un mort et plusieurs blessés.
La situation est d’autant plus tendue après la nomination de Mojtaba Khamenei comme nouveau guide suprême de l’Iran, succédant à son père Ali Khamenei. Israël a rapidement réagi en qualifiant Mojtaba Khamenei de « tyran » et en affirmant que son règne perpétuerait la brutalité du régime iranien. « Les mains de Mojtaba Khamenei sont déjà tachées du sang qui a marqué le règne de son père », a déclaré la diplomatie israélienne dans un message sur X.
Avec cette escalade des tensions, le climat au Moyen-Orient reste particulièrement volatile, et les enjeux géopolitiques semblent se complexifier davantage à mesure que les deux camps poursuivent leurs offensives respectives.