Trois ans après la tragique disparition du petit Émile, les enquêteurs continuent de rechercher la vérité. Le 8 juillet 2023, l’enfant de deux ans et demi s’est évanoui dans le hameau du Haut-Vernet, situé dans les Alpes-de-Haute-Provence, alors qu’il passait ses vacances chez ses grands-parents maternels. Les récentes découvertes concernant des ossements ont confirmé l’intervention d’une tierce personne dans sa mort, incitant les juges d’instruction à intensifier leurs investigations.
EN BREF
- Des prélèvements ADN sont effectués chez plusieurs personnes présentes au Haut-Vernet.
- Un ancien voisin des grands-parents d’Émile a été interrogé par les gendarmes.
- Les enquêteurs cherchent à établir les circonstances exactes de la mort de l’enfant.
Dans le cadre de cette nouvelle phase d’investigations, les magistrats ont ordonné le prélèvement de l’ADN de plusieurs dizaines de personnes susceptibles d’avoir été présentes dans le Haut-Vernet lors de la disparition d’Émile. Cette campagne inclut des habitants, des vacanciers, ainsi que des personnes de passage, afin de comparer leurs profils génétiques avec les éléments collectés par les enquêteurs.
Parmi ces personnes, un ancien voisin de Philippe et Anne Vedovini, les grands-parents du petit garçon, a récemment été visité par des gendarmes. Cet homme, dont le prénom a été modifié pour des raisons de confidentialité, a raconté à BFMTV qu’il avait reçu la visite de deux enquêteurs venus effectuer un prélèvement ADN à son domicile. « Ils ont réalisé un prélèvement avec un grand coton-tige dans la bouche et ils m’ont pris mes dix empreintes », a-t-il expliqué.
Il a décrit l’opération comme étant rapide, durant seulement cinq minutes. « Ils ne m’ont posé aucune question », a-t-il ajouté, soulignant qu’il avait été informé de la démarche par la gendarmerie de Marseille quelques jours auparavant. Malgré le caractère tardif de cette initiative, il a déclaré comprendre la nécessité de cette procédure et a même affirmé : « Je pense que c’est une bonne chose. »
L’ancien voisin a également précisé qu’il n’avait rien remarqué d’anormal le jour de la disparition d’Émile. « J’étais voisin de ses grands-parents. J’ai passé toute la journée chez moi au Haut-Vernet ce jour-là », a-t-il déclaré, précisant qu’il ne voyait le couple que très rarement. Selon lui, rien n’indiquait des circonstances suspectes autour de la disparition de l’enfant.
Il convient de rappeler qu’en mars 2025, les grands-parents d’Émile Soleil avaient été placés en garde à vue pour homicide volontaire et recel de cadavre, avant d’être relâchés sans poursuite. Depuis la découverte des ossements de l’enfant en 2024, les juges poursuivent leurs investigations, explorant toutes les pistes possibles. L’objectif demeure inchangé : établir les circonstances exactes de la mort d’Émile et lever les nombreuses zones d’ombre qui entourent encore cette affaire complexe.
Les proches et la communauté espèrent que ces nouvelles investigations permettront d’apporter des réponses et, enfin, un certain apaisement face à ce drame qui a profondément marqué les esprits.