Au cours du onzième jour de conflit au Moyen-Orient, les tensions entre les États-Unis, Israël et l’Iran atteignent un nouveau sommet. Le ministre de la Défense américain, Pete Hegseth, a annoncé que le 10 mars marquerait « le jour le plus intense de frappes » sur l’Iran depuis le début des hostilités. Ces déclarations, survenues après les propos de Donald Trump affirmant que la guerre était « quasiment finie », ont intensifié l’inquiétude quant à l’escalade des opérations militaires dans la région.
EN BREF
- Pete Hegseth déclare le 10 mars comme le jour le plus intense de frappes en Iran.
- Israël intensifie ses bombardements à Téhéran et au Liban.
- Les États-Unis annoncent la destruction de navires poseurs de mines iraniens près du détroit d’Ormuz.
Les frappes israéliennes se sont intensifiées, visant principalement des cibles à Téhéran. L’armée israélienne a déclaré avoir lancé une « vague de frappes » sur la capitale iranienne, en réponse aux attaques menées par les Gardiens de la Révolution iraniens contre des installations militaires israéliennes. Ces derniers ont, en effet, tiré des missiles sur plusieurs cibles, y compris des installations américaines dans la région.
Dans un contexte de tensions croissantes, Donald Trump a mis en garde contre les conséquences militaires potentielles si l’Iran tentait de miner le détroit d’Ormuz, un passage crucial pour le transport de pétrole. « Les conséquences militaires pour l’Iran seront sans précédent », a-t-il averti via son compte sur la plateforme Truth Social. Les États-Unis ont par ailleurs signalé avoir détruit 16 bateaux poseurs de mines iraniens, soulignant ainsi leur engagement à sécuriser cette voie maritime stratégique.
Le Pentagone a également rapporté que 140 militaires américains avaient été blessés depuis le début des hostilités, la majorité des blessures étant légères. Cependant, huit militaires sont toujours considérés comme gravement blessés, et le bilan des pertes américaines s’élève à sept soldats tués dans des opérations en Koweït et en Arabie saoudite.
Face à cette escalade, le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a averti que toute attaque contre les infrastructures iraniennes entraînerait une riposte immédiate. Il a affirmé : « Nous nous battons œil pour œil, dent pour dent », réitérant la détermination de l’Iran à répondre à toute agression.
Les bombardements israéliens ont également eu des répercussions au Liban, où plus de 667 000 personnes ont été déplacées, selon les Nations Unies. Ce chiffre représente une augmentation de 100 000 personnes en seulement 24 heures, alors que les frappes israéliennes continuent de cibler des bastions du Hezbollah, notamment à Beyrouth.
Par ailleurs, la mission iranienne à l’ONU a accusé Israël d’avoir « assassiné » quatre de ses diplomates lors d’une frappe sur un hôtel à Beyrouth. L’armée israélienne a confirmé avoir mené cette attaque, qui visait un établissement situé dans un quartier touristique.
Dans le cadre de la réponse internationale, Emmanuel Macron a convoqué une visioconférence des chefs d’État du G7 pour discuter des conséquences économiques de la guerre. Cette réunion vise à évaluer la situation énergétique mondiale, notamment en ce qui concerne l’approvisionnement en pétrole, qui a été perturbé par les récents événements.
La situation au Moyen-Orient reste donc extrêmement volatile, avec des implications qui dépassent les frontières régionales. Les annonces de frappes intensifiées et les menaces militaires réciproques soulignent une dynamique de conflit qui pourrait avoir des répercussions durables sur la stabilité régionale et mondiale.