Le ranch Zorro, propriété autrefois de Jeffrey Epstein, fait l’objet de fouilles au Nouveau-Mexique, relançant une enquête pénale suite à des allégations de crimes graves. Ce développement survient après un courriel anonyme datant de 2019 qui évoque des pratiques médicales douteuses ainsi que la disparition de jeunes femmes.
EN BREF
- Des fouilles au ranch Zorro visent à élucider des allégations de crimes graves.
- Un courriel de 2019 évoque la mort de jeunes étrangères sur la propriété.
- Les autorités locales s’engagent à faire toute la lumière sur ces affaires troublantes.
Le ranch Zorro, vaste domaine acheté par Jeffrey Epstein en 1993, est à nouveau au cœur de l’actualité. Connue pour ses liens avec de nombreuses personnalités controversées, cette propriété isolée est désormais le site d’une enquête approfondie menée par le ministère de la Justice du Nouveau-Mexique. Le 9 mars 2026, les autorités ont lancé une opération de fouille sur le terrain, déterminées à explorer les allégations de crimes graves qui y auraient été commis.
Les investigations ont été relancées par un courriel attribué à un ancien employé d’Epstein, qui contenait des déclarations inquiétantes concernant la mort de jeunes femmes et leur inhumation potentielle sur le ranch. Cette révélation a conduit à une réouverture du dossier pénal, un événement significatif dans une affaire déjà marquée par des allégations de trafic d’êtres humains et d’agressions sexuelles.
Au cours de l’opération, les enquêteurs, assistés de la police d’État et du bureau du shérif local, ont intensifié leurs recherches sur le site, cherchant à corroborer des allégations de meurtres brutaux. Les témoignages évoquent des actes de violence sexuelle extrêmes, dont celui de deux jeunes femmes présumément tuées par strangulation. Malgré l’absence de preuves matérielles à ce stade, les autorités restent sur leurs gardes et suivent toutes les pistes possibles.
Le porte-parole du ministère de la Justice a souligné la coopération des actuels propriétaires du ranch, l’ancien sénateur texan Don Huffines, qui a ouvert les portes de son domaine aux enquêteurs. Cette collaboration est essentielle pour avancer dans une affaire qui suscite une attention médiatique et sociale considérable.
Melanie Stansbury, députée fédérale, a exprimé son soutien aux survivantes en déclarant que « les survivantes d’Epstein ont attendu bien trop longtemps pour obtenir justice ». Son engagement souligne l’importance de ces enquêtes pour les victimes qui espèrent voir leurs histoires reconnues et les responsables tenus pour compte.
En parallèle des allégations de meurtres, des témoignages troublants font état de procédures médicales non consenties sur des femmes présentes sur le ranch. Ces récits, relayés par des plaignantes, mentionnent des cas de drogues administrées sans consentement et des prélèvements d’organes sexuels. Les accusations d’expérimentations médicales illégales ajoutent une couche supplémentaire à la complexité de cette affaire, soulevant des questions éthiques et juridiques pressantes.
Un rapport du New York Times, datant de 2019, a également évoqué le projet d’Epstein d’utiliser le ranch comme un lieu où de nombreuses femmes seraient inséminées avec son sperme, une affirmation qui, bien qu’en grande partie considérée comme une rumeur, a suffi à inciter les autorités à agir. Les personnes ayant fréquenté le ranch, y compris des figures publiques comme le prince Andrew et Jean-Luc Brunel, contribuent à sa réputation troublante, bien qu’aucune preuve d’infraction n’ait été établie à leur encontre.
Parmi les témoignages recueillis, celui de « Jane Doe 15 » est particulièrement marquant. Elle prétend avoir été violée sur le ranch à l’âge de 15 ans, renforçant l’urgence de retrouver des éléments matériels qui pourraient corroborer les accusations portées par les plaignantes. La relance de l’enquête s’inscrit dans un effort plus large des institutions du Nouveau-Mexique visant à clarifier les zones d’ombre entourant l’affaire Epstein.
Andrea Romero, représentante de l’État et initiatrice d’une « commission vérité », a affirmé qu’il était crucial de démêler le factuel du fictif. « Nous avons cette énorme histoire internationale au Nouveau-Mexique, et toutes ces conspirations potentielles. Nous devons obtenir des réponses », a-t-elle déclaré. La commission s’engage à tenir la population informée tout en poursuivant la collecte d’informations pertinentes.
La situation au ranch Zorro est un rappel poignant des abus qui ont eu lieu et souligne la nécessité d’une enquête non seulement pour rendre justice aux victimes, mais aussi pour restaurer la confiance du public envers les institutions judiciaires. Les autorités promettent de suivre chaque indice, et l’avenir de cette enquête pourrait apporter des réponses tant attendues.