La Commission européenne a annoncé son intention d’interdire la vente de bonbonnes de protoxyde d’azote, communément appelées « gaz hilarant », à partir du 1er février 2027. Cette décision a été révélée par le commissaire Wopke Hoekstra lors d’une réunion avec les eurodéputés. Le protoxyde d’azote, qui est souvent utilisé à des fins récréatives, sera reclassé comme une substance reprotoxique, ce qui signifie qu’elle pourrait avoir des effets néfastes sur la fertilité et la santé des enfants à naître.
EN BREF
- Interdiction de la vente de bonbonnes de protoxyde d’azote prévue pour février 2027.
- Dérogation pour les petites cartouches utilisées en cuisine.
- Mesure soutenue par des États pour des raisons de santé publique et de sécurité.
Cette initiative vise à répondre aux préoccupations croissantes concernant l’usage récréatif du protoxyde d’azote, qui, selon plusieurs experts et responsables politiques, pose des risques importants pour la santé publique. L’eurodéputé Laurent Castillo a souligné que la vente de ce produit, accessible librement en grandes quantités, favorise l’addiction et entraîne des problèmes de sécurité, notamment lors de son utilisation sur la route.
Les grandes bonbonnes de protoxyde d’azote, qui sont souvent commercialisées en packs de dix, seront donc interdites à la vente au grand public. Toutefois, une exception sera faite pour les petites cartouches, qui continuent d’être utilisées dans des contextes culinaires, comme pour la préparation de crème chantilly ou de mousses. Cette mesure vise à ne pas pénaliser les usages légitimes, même si ces petites cartouches peuvent également être détournées à des fins récréatives.
Les entreprises de gestion des déchets, confrontées à des problèmes liés à la présence de bonbonnes vides dans leurs installations, ont également exprimé des préoccupations. Ces bonbonnes peuvent causer des explosions et des dommages matériels importants, ce qui justifie la nécessité d’une réglementation stricte.
Le commissaire Hoekstra a indiqué que la proposition sera soumise à un vote au Parlement européen, avec l’espoir qu’elle soit adoptée en avril lors d’une commission parlementaire. Cette interdiction, soutenue par de nombreux États et élus, illustre une volonté collective d’agir face à un produit jugé dangereux pour la santé publique.
À mesure que la date butoir de 2027 approche, les discussions sur la réglementation de ce produit prendront une ampleur croissante, et de nombreuses parties prenantes suivront de près les développements de cette initiative. La lutte contre les substances potentiellement nocives, tout en préservant les usages légitimes, reste un enjeu majeur pour les instances européennes.