Ameur Mounir Mansouri, surnommé « Le Chauve », a été reconnu comme l’un des principaux narcotrafiquants de la région parisienne. Le tribunal correctionnel de Paris l’a condamné, ce jeudi, à une peine totale de 20 ans de réclusion, répartie en 15 ans et 5 ans pour deux affaires distinctes. Cette décision vient s’ajouter à une amende de 850.000 euros.
EN BREF
- Condamnation de 20 ans de prison pour Ameur Mansouri, figure du narcotrafic à Paris.
- Reconnu coupable de trafic de 740 kg de cannabis et d’association de malfaiteurs.
- Son réseau de trafic opérait entre le Maroc, l’Espagne et la région parisienne.
La cavale de Mansouri a débuté en 2012, avant qu’il ne soit interpellé en octobre dernier, dans le sud de Paris, près de son fief de la rue de la Solidarité à Montrouge, dans les Hauts-de-Seine. Ce procès a révélé des détails troublants sur les méthodes utilisées par le narcotrafiquant.
Un réseau international de trafic
Dans le premier dossier, le tribunal a établi que Mansouri avait tenté de faire acheminer, depuis le Maroc, 740 kg de cannabis à bord d’un hélicoptère. Cet hélicoptère avait été loué en 2014 dans les Yvelines avec un complice, sous une fausse identité. Cet incident s’est produit en 2016, lorsque l’hélicoptère a été intercepté en Espagne.
En outre, Mansouri a été condamné pour avoir loué deux boxes à Vincennes, où plus de 300 kg de cannabis ont été retrouvés. Ces éléments ont été déterminants dans la décision de justice, qui a suivi les réquisitions du parquet dans ce dossier.
Une carrière criminelle bien établie
La seconde affaire a mis en lumière le rôle central de Mansouri dans un réseau de trafic de drogue actif jusqu’en 2011, impliquant des « go fast » entre le Maroc et la région parisienne. Ce terme désigne des opérations de transport rapide de drogues, souvent par voie terrestre. En juin 2008, un complice avait été arrêté avec 569 kg de résine de cannabis alors qu’il était en route pour Paris, prétendant agir pour rembourser une dette.
Malgré son incarcération à la prison de Clairvaux, où il se trouvait pour une affaire de meurtre dont il a été acquitté, Mansouri a continué à diriger ses opérations criminelles depuis sa cellule, ce qui a joué un rôle dans sa condamnation pour association de malfaiteurs.
Il convient de noter que ces deux affaires ne sont pas les premières pour Mansouri. En effet, des condamnations avaient déjà été prononcées à son encontre en 2017 et 2023, alors qu’il était encore en fuite. Ces jugements avaient été contestés par Mansouri après son arrestation.
Cette décision de justice marque un tournant dans la lutte contre le narcotrafic à Paris, soulignant la détermination des autorités à démanteler des réseaux criminels bien établis. La condamnation de Mansouri envoie un message fort aux trafiquants de drogue et à ceux qui soutiennent ces activités illégales.
Alors que le trafic de drogue continue de poser un défi majeur pour la sécurité publique, la justice française semble résolue à poursuivre les acteurs clés de ce fléau. La condamnation d’Ameur Mansouri pourrait ainsi contribuer à dissuader d’autres individus de suivre une voie criminelle similaire.