Ce mercredi 11 mars, lors de son intervention sur France Inter, Patrick Cohen a vivement critiqué le Rassemblement National (RN) dans une chronique qui n’est pas passée inaperçue. Les propos du journaliste ont suscité une réaction immédiate de Jordan Bardella, le président du parti, qui a annoncé des mesures contre ce qu’il considère comme une attaque ciblée.
EN BREF
- Patrick Cohen a critiqué le Rassemblement National sur France Inter.
- Jordan Bardella a dénoncé un manquement à la neutralité du service public.
- Le RN envisage de saisir l’Arcom suite à cette chronique.
Au cours de son émission La Grande Matinale, Patrick Cohen a dénoncé ce qu’il appelle le « double langage » du RN, en particulier à l’approche des élections municipales. Ce discours, qui vise à séduire l’électorat tout en minimisant les comportements répréhensibles de certains candidats, a été jugé inacceptable par le journaliste. Sa chronique a immédiatement suscité de vives réactions sur les réseaux sociaux, où un utilisateur de X a qualifié cette prise de position de « parti pris radical » juste avant le scrutin.
En réponse à ces critiques, Jordan Bardella a fait part de son indignation. Il a déclaré que les propos de Cohen ne reflètent pas une impartialité journalistique, mais plutôt une « diatribe haineuse » contre son parti, à seulement quatre jours des élections. Le président du RN a souligné que le service public, en diffusant de tels commentaires, ne respecte pas son rôle de neutralité.
Dans un souci d’action, Bardella a annoncé que le Rassemblement National allait saisir l’Arcom, l’autorité de régulation de la communication audiovisuelle, pour dénoncer ce qu’il qualifie d’« énième scandale » du service public. Il a affirmé : « Le service public s’autorise, à quatre jours des élections, de lancer de grandes diatribes haineuses contre un parti politique. » Cette prise de position marque un tournant dans les relations entre le RN et certains médias, où la tension semble croître à l’approche des élections.
La réaction de Bardella s’inscrit dans un contexte plus large où les médias et les partis politiques s’affrontent souvent sur le terrain de la neutralité et de l’objectivité. Les accusations de partialité envers les journalistes, surtout à l’approche des élections, ne sont pas nouvelles, mais elles prennent une ampleur particulière dans le cadre actuel, où la polarisation politique est de plus en plus marquée.
Alors que les rumeurs circulent sur une éventuelle candidature de Bardella aux prochaines élections présidentielles, sa réaction à cette chronique pourrait également être perçue comme un moyen de renforcer sa légitimité et sa position au sein du parti. Selon certains analystes, sa prise de parole est stratégique dans un climat où il doit naviguer entre l’héritage de Marine Le Pen et ses propres ambitions politiques.
Le débat sur la neutralité des médias et le rôle du service public est donc plus que jamais au cœur des préoccupations, alors que les élections approchent. Le Rassemblement National, sous la direction de Jordan Bardella, semble déterminé à défendre son image et à répondre aux attaques, tout en s’assurant de rester au centre des préoccupations politiques des électeurs.