Emmanuel Grégoire appelle à la résistance contre la droite et l’extrême droite à Paris

Lors d’un meeting électoral au Cirque d’Hiver à Paris, le 12 mars 2026, Emmanuel Grégoire, député socialiste et candidat de la gauche unie hors LFI à la mairie de Paris, a lancé un appel vibrant à ses militants pour « résister » à l’alliance de la droite et de l’extrême droite. Cette coalition, réunissant Rachida Dati et Sarah Knafo, est perçue par Grégoire comme une menace pour l’avenir de la capitale.

EN BREF

  • Emmanuel Grégoire mobilise ses militants contre l’alliance de la droite et de l’extrême droite.
  • Il affirme que Paris ne sera pas une ville d’extrême droite et appelle à voter pour la gauche unie.
  • Grégoire met en garde contre les conséquences d’une victoire de la droite sur la vie parisienne.

Devant une foule de 3.000 personnes, Emmanuel Grégoire a affirmé que « Paris n’est pas une ville d’extrême droite », promettant une résistance face à cette coalition qui, selon lui, viserait à faire tomber la capitale. « L’alliance de la droite et de l’extrême droite veut faire tomber Paris, parce qu’elle pense que si la capitale tombe, le pays tombera avec, en 2027. Mais Paris ne tombera pas, Paris résistera », a-t-il déclaré, suscitant des applaudissements nourris.

Le candidat, qui se positionne en tête des intentions de vote au premier tour, a également dénoncé les dangers que représente cette alliance pour le « mode de vie » des Parisiens. Il a appelé à voter pour la liste d’union de la gauche qui regroupe socialistes, écologistes, communistes, Place Publique et ex-Insoumis de l’Après.

Rachida Dati, candidate Les Républicains (LR) et Mouvement Démocrate (MoDem), a tenu son propre meeting en simultané, où elle a déclaré qu’il était impossible pour elle de s’associer à une candidate d’extrême droite, malgré les sondages qui la placent en position de se maintenir au second tour. Grégoire a répliqué en affirmant que « Paris peut devenir une ville réservée aux plus riches », critiquant la vision que Dati a de la capitale, qu’il compare à un épisode de la série américaine à succès « Emily in Paris ».

Il a mis en lumière les réalisations de la gauche à Paris, soulignant que tout ce qui a été construit pourrait être détruit en quelques mois. « Le logement social, l’encadrement des loyers, les maraudes pour les sans-abri, la vie nocturne, la place du vélo, la nature en ville », a-t-il énuméré avec passion. Grégoire a également fustigé le refus de Dati de débattre à la télévision, insinuant qu’elle avait « peur » de confronter ses idées.

En évoquant les affaires judiciaires qui touchent Rachida Dati, il a questionné : « Qui imagine un seul instant le maire de Paris condamné pour corruption et trafic d’influence? » Cette interpellation a provoqué des huées dans l’assemblée, illustrant le climat de tension entre les deux camps.

Sur un autre sujet, Grégoire a abordé la question du périscolaire, récemment entaché par des affaires de violences sexuelles. Il s’est engagé à « tout revoir, tout changer », promettant des résultats immédiats en matière de sécurité.

Les militants, galvanisés par le discours de Grégoire, ont formé des cortèges à l’extérieur du Cirque d’Hiver, où le candidat a pris la parole entouré de ses colistiers, parmi lesquels Ian Brossat (communiste), David Belliard (écologistes), Danielle Simonet (ex-Insoumise de L’Après) et Lucie Castets (tête de liste du 12e arrondissement).

Alors que les élections municipales approchent, l’enjeu de cette bataille électorale est clair : la gauche unie parviendra-t-elle à préserver Paris d’une dérive vers la droite et l’extrême droite ?