Le réalisateur et scénariste français Olivier Marchal, connu pour ses contributions marquantes au thriller policier, a récemment pris une décision audacieuse concernant ses futurs projets cinématographiques. Après un tournage éprouvant de treize semaines à Paris pour son dernier film, Bastion 36, Marchal a décidé de tourner le dos à la capitale pour se tourner vers Marseille, qu’il considère désormais comme son nouvel eldorado cinématographique.
EN BREF
- Olivier Marchal dénonce l’insécurité de Paris après un tournage difficile.
- Marseille devient sa nouvelle source d’inspiration cinématographique.
- Il prépare déjà la saison 3 de sa série Pax Massilia.
Dans un entretien accordé à Télé-Loisirs, Marchal évoque les difficultés rencontrées lors du tournage de Bastion 36, qui a été diffusé sur Netflix le 28 février 2025. Le réalisateur ne cache pas son désenchantement face à la réalité parisienne : « Paris, je viens de faire 13 semaines de tournage, ça a été l’enfer. L’agressivité, la crasse, la violence des gens, le cynisme… On s’est fait agresser, foncer dessus… C’est devenu impossible », déclare-t-il, soulignant le climat hostile qui règne dans la capitale.
Ce tournage, censé renouer avec l’énergie authentique du polar urbain, a tourné au cauchemar. Marchal et son équipe, comprenant des acteurs tels que Victor Belmondo, Tewfik Jallab et Yvan Attal, ont été confrontés à une insalubrité déconcertante ainsi qu’à un sentiment d’insécurité omniprésent. « On s’est fait agresser, foncer dessus », insiste-t-il, mettant en lumière l’accueil de plus en plus glacé réservé aux équipes de tournage à Paris.
La réception critique de Bastion 36 reflète également cette expérience difficile, avec une note presse de 2,8 et une note spectateurs de 2,4. Ces résultats mitigés témoignent d’une période éprouvante pour Marchal, qui ne compte pas renouveler une telle expérience dans la capitale.
Face à ce constat, Olivier Marchal a décidé de se réorienter géographiquement et artistiquement. Marseille, où il réside une partie de l’année, s’impose comme un nouveau terrain de jeu. Enthousiaste, il affirme : « Marseille, j’y habite la moitié du temps, j’adore cette ville, elle est hyper cinégénique ». La cité phocéenne, déjà utilisée comme cadre pour sa série Pax Massilia, lui offre un environnement dans lequel il se sent à la fois en sécurité et inspiré.
En 2026, Marchal s’investit pleinement dans Pax Massilia, une série policière qui capture l’essence des rues vibrantes de Marseille. Ce choix de décor n’est pas anodin : il permet au réalisateur de renouer avec une atmosphère créative qu’il n’a pas retrouvée à Paris. En effet, Marseille se révèle être plus qu’un simple lieu de tournage ; c’est désormais une véritable source d’énergie et d’inspiration pour ses projets futurs.
Alors que le réalisateur prépare la saison 3 de sa série, il affirme son attachement à Marseille et son intention de la mettre au cœur de ses œuvres. Cette réorientation envoie un message fort : après un passage à vide à Paris, Marchal semble avoir trouvé dans le sud de la France le souffle créatif qui lui manquait. Cette évolution marque une nouvelle étape dans sa carrière, tout en consolidant la place de Marseille sur la scène audiovisuelle française.
En somme, Olivier Marchal, figure emblématique du polar français, a su tirer les leçons de son expérience à Paris pour embrasser une nouvelle aventure à Marseille, une ville qu’il considère comme un véritable joyau cinématographique.