Au Liban, une récente frappe aérienne israélienne a causé la mort d’au moins 12 membres du personnel de santé, selon le ministère libanais de la Santé. Ce drame, survenu le 13 mars 2026, met en lumière l’escalade des tensions dans la région, alors que le Hezbollah se prépare à une longue confrontation avec Israël.
EN BREF
- Douze soignants tués lors d’une frappe israélienne sur un centre de santé au Liban.
- Le Hezbollah se déclare prêt à une confrontation prolongée avec Israël.
- Les frappes israéliennes depuis le début de la guerre ont causé plus de 773 morts au Liban.
Les faits se sont déroulés dans le sud du Liban, précisément à Burj Qalawiya, où l’attaque a ciblé un centre de soins primaires. Le ministère a exprimé sa profonde tristesse pour la perte de ces soignants, regrettant que des opérations de secours soient encore en cours. Cette frappe fait suite à une précédente attaque sur la localité de Sawaneh, qui a également coûté la vie à deux ambulanciers affiliés au Hezbollah.
Ce conflit a débuté le 2 mars, lorsque le Hezbollah a réagi à la mort du guide suprême iranien, Ali Khamenei, tué lors d’une offensive israélo-américaine contre l’Iran. Dans ce cadre, Naïm Qassem, le chef du Hezbollah, a déclaré que le groupe était préparé à une bataille existentielle contre Israël. « Nous ne donnerons pas à l’ennemi les moyens de réaliser son objectif de nous éradiquer », a-t-il affirmé lors d’une allocution télévisée.
Attaques sur les infrastructures
Les frappes israéliennes ne se sont pas limitées aux installations de santé. Selon l’Agence nationale d’information, des obus israéliens ont également touché un quartier général des casques bleus à Mays al-Jabal. Bien que l’armée israélienne n’ait pas confirmé l’attaque, le porte-parole de l’armée népalaise a assuré que les soldats de la Finul étaient sains et saufs.
Ce climat de tension est exacerbé par les menaces du ministre de la Défense israélien, Israël Katz, qui a averti que le Liban devrait payer un prix élevé en cas de poursuite des hostilités. Il a déclaré que le gouvernement libanais devait désarmer le Hezbollah pour éviter davantage de destructions.
Appels à la paix
Dans ce contexte, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, en visite au Liban, a appelé à un cessez-le-feu. Il a exprimé son espoir de voir un Liban en paix, où l’État détient le monopole de la force. De son côté, le président libanais, Joseph Aoun, a indiqué qu’il n’avait pas reçu de réponse à sa proposition de négociation avec Israël sous un parrainage international.
Les conséquences de cette guerre sont dramatiques. Depuis le début des frappes israéliennes, le bilan s’élève à plus de 773 morts, dont 103 enfants, et plus de 800 000 personnes ont été déplacées. Les histoires de souffrance humaine se multiplient, comme celle de Mohammad Taqi, qui a perdu quatre de ses filles dans une frappe, témoignant de l’impact dévastateur du conflit sur les civils.
Alors que les tensions demeurent vives, la communauté internationale observe avec inquiétude cette escalade et espère une résolution rapide pour mettre fin à la violence qui ravage le Liban.