Deux semaines après le début d’un conflit intense au Moyen-Orient, le président américain Donald Trump a annoncé que l’Iran était « complètement vaincu ». Cette déclaration est intervenue alors que Téhéran a rétorqué en menaçant de « réduire en cendres » les infrastructures énergétiques américaines en cas d’attaque sur son principal terminal pétrolier.
EN BREF
- Trump déclare l’Iran « vaincu » sur les réseaux sociaux.
- Téhéran menace de détruire les infrastructures pétrolières américaines.
- Le conflit affecte gravement le marché mondial du pétrole.
Dans un message publié sur son réseau social Truth Social, Donald Trump a affirmé que les médias relayaient de fausses informations sur les succès de l’armée américaine contre l’Iran. Il a évoqué des résultats positifs et a précisé que l’Iran cherchait à conclure un accord, mais pas un qui lui convienne.
Les tensions se concentrent particulièrement autour de l’île de Kharg, qui abrite le plus grand terminal d’exportation de pétrole brut d’Iran, situé à environ 30 kilomètres des côtes iraniennes. Vendredi, Trump a déclaré avoir « complètement détruit » des cibles militaires sur cette île et a averti qu’il détruirait également les infrastructures pétrolières iraniennes si celles-ci entravaient le passage des navires dans le détroit d’Ormuz, un passage stratégique pour le transport de pétrole.
En retour, un porte-parole des Gardiens de la Révolution a menacé de détruire toutes les installations pétrolières en lien avec les États-Unis, affirmant qu’elles seraient réduites en cendres. Ce cycle de menaces et de contre-menaces exacerbent la crise énergétique mondiale, provoquant une flambée des prix du pétrole, déjà perturbés par le blocage du détroit d’Ormuz par Téhéran.
Trump a ajouté que la marine américaine allait bientôt escorter les pétroliers dans cette zone cruciale. Par ailleurs, des renforts militaires américains sont attendus dans la région, avec des rapports évoquant l’envoi de 2 500 Marines et de plusieurs navires supplémentaires.
Alors que la guerre continue, la situation reste tendue avec des frappes israéliennes qui se poursuivent. Trump a clairement indiqué que l’Iran subirait des frappes « très fortes » dans la semaine à venir. L’armée israélienne a également demandé l’évacuation de certaines zones à Tabriz, en prévision d’opérations militaires.
Les pays du Golfe, en raison de leur coopération avec les États-Unis, se retrouvent également dans la ligne de mire des représailles iraniennes. Ce samedi, le Qatar a annoncé avoir intercepté deux missiles au-dessus de Doha, signalant une escalade des hostilités.
En Irak, l’ambassade américaine à Bagdad a été visée par une attaque de drone, aggravant les tensions dans la région. Les frappes israéliennes au Liban ont déjà causé des pertes humaines considérables, avec un bilan officiel faisant état de plus de 773 morts, dont des enfants.
Pour l’heure, aucune issue pacifique ne semble se dessiner, alors que les acteurs du conflit restent intransigeants. Les événements qui se déroulent au Moyen-Orient sont suivis de près, tant pour leur impact régional que pour leurs conséquences sur le marché mondial des hydrocarbures.